Beobank augmente fortement les taux de ses comptes à terme dès ce mercredi

La bataille pour l’épargne repart de plus belle en Belgique. Beobank relève nettement plusieurs taux de ses comptes à terme et tente clairement de rivaliser avec les nouveaux bons d’État.

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Beobank augmente fortement les taux de ses comptes à terme dès ce mercredi : Crédit : Testachats | Econostrum.info - Belgique

La bataille pour l’épargne des Belges s’intensifie à l’approche de la nouvelle émission de bons d’État. Dès ce mercredi 26 août, Beobank augmentera les taux de la plupart de ses comptes à terme, avec des rendements qui dépasseront désormais 2 % nets sur certaines durées. 

Le placement à douze mois passera notamment à 3 % brut, contre 2,4 % actuellement. Une offensive qui intervient au moment où de nombreux épargnants doivent décider quoi faire de l’argent placé lors des précédentes campagnes de rentrée.

Le compte à terme d’un an passe à 2,1 % net

La hausse annoncée par Beobank concerne plusieurs échéances, mais certaines progressions sont particulièrement importantes.

Sur six mois, le taux annuel brut passera de 1,10 % à 1,55 %, ce qui correspond à environ 1,08 % net après le précompte mobilier de 30 %. Sur neuf mois, la rémunération grimpera de 1,72 % à 2,29 % brut, soit 1,60 % net.

Le changement est encore plus marqué pour les épargnants prêts à immobiliser leur argent pendant un an. Le compte à terme de douze mois offrira désormais un taux de 3 % brut, correspondant à 2,1 % net, contre seulement 2,4 % brut et 1,68 % net jusqu’ici.

Ce même taux brut de 3 % sera appliqué aux comptes à terme de 24, 36 et 48 mois.

La meilleure rémunération parmi les durées mises en avant concerne cependant le placement à 18 mois. Son taux grimpera de 2,5 % à 3,1 % brut, soit un rendement net de 2,17 % contre 1,75 % actuellement.

Beobank veut concurrencer directement le nouveau bon d’État

Le calendrier de cette augmentation n’est pas anodin. La nouvelle campagne de souscription aux bons d’État débute le 26 août, précisément le jour de l’entrée en vigueur des nouveaux taux de Beobank.

Le bon d’État à un an qui sera émis en septembre offrira un rendement de 2,75 % brut, soit 1,925 % net. À durée comparable, le nouveau compte à terme de douze mois de Beobank devient donc légèrement plus rémunérateur, avec ses 2,1 % nets.

Pour 10 000 euros placés pendant un an, la différence représente environ 17,50 euros nets en faveur du compte à terme de Beobank, à fiscalité identique et hors éventuelles différences de modalités.

La concurrence reste toutefois vive. Certaines banques proposent déjà davantage. MeDirect affiche par exemple un taux de 3,20 % brut sur son compte à terme d’un an, soit environ 2,24 % net.

Beobank estime néanmoins que ses nouvelles conditions placent ses comptes à terme parmi les offres les plus compétitives du marché. Kristof Vandenbulcke, responsable des produits banque et assurance, cité par Le Soir, souligne notamment l’intérêt des échéances de six, neuf et douze mois pour les particuliers qui ne souhaitent pas immobiliser leur épargne trop longtemps.

Les banques se disputent à nouveau l’épargne des Belges

Cette offensive intervient dans une période stratégique pour le secteur bancaire.

À la rentrée, plusieurs comptes à terme souscrits lors de campagnes précédentes arrivent à échéance. Des sommes importantes vont donc redevenir disponibles et les établissements cherchent à convaincre leurs clients de les replacer plutôt que de les transférer vers une banque concurrente ou vers les nouveaux bons d’État.

Le succès des émissions publiques a également renforcé la pression sur les banques. Lors de la précédente émission de juin, l’Agence fédérale de la Dette avait encore récolté 262 millions d’euros auprès des particuliers.

Pour les épargnants, cette concurrence se traduit désormais par davantage de choix. Compte à terme bancaire ou bon d’État, la décision dépendra du rendement proposé, mais aussi de la durée pendant laquelle l’argent peut être immobilisé.

À partir du 26 août, Beobank disposera en tout cas d’un argument supplémentaire. Sur douze mois, son nouveau rendement net de 2,1 % dépassera celui du prochain bon d’État à un an.

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