Au moins 306 personnes en Belgique sont tombées malades après avoir consommé des œufs contaminés par la salmonelle, a confirmé l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) ce mardi 25 août 2026. Le producteur Laerco, installé à Geel, a suspendu sa production. Les œufs concernés font l’objet d’un rappel dans plusieurs pays européens.
Une contamination détectée en avril et un rappel élargi
La contamination a été détectée pour la première fois à la fin du mois d’avril 2026. Cette détection a conduit à un premier rappel de grande envergure au mois de mai 2026, lors duquel l’ensemble des œufs de l’exploitation Laerco, située à Geel, a été retiré du marché. À ce stade, les analyses avaient déterminé que la contamination provenait d’un seul des quatre poulaillers de l’exploitant.
Le nombre de nouveaux cas de salmonellose n’a pas diminué dans les semaines qui ont suivi ce premier rappel. L’AFSCA a alors procédé à de nouveaux prélèvements dans l’ensemble de l’exploitation. Les résultats de ces analyses ont révélé qu’un deuxième poulailler était également contaminé. Cette découverte a conduit l’agence à exiger la suspension complète de la production du site, mesure effective depuis le 25 août 2026.
Les œufs concernés par le rappel et leur commercialisation
Les œufs visés par le rappel portent les codes suivants, imprimés sur la coquille ou sur l’emballage : 2-BE-1073-01, 2-BE-1073-02, 2-BE-1073-03 et 2-BE-1073-04. Ces codes identifient le pays d’origine, la Belgique, le numéro de l’exploitation et le numéro du poulailler d’origine au sein du site de Geel, rapporte Sudinfo.
Ces produits ont été commercialisés sur le territoire belge, notamment dans les magasins des enseignes Carrefour et Aldi. Le rappel concerne également d’autres pays européens.
La conduite à tenir pour les consommateurs
L’AFSCA recommande aux consommateurs de ne pas consommer les œufs portant les codes mentionnés. Ces produits peuvent être rapportés au point de vente où ils ont été achetés. Les magasins concernés procèdent au remboursement des produits retournés, conformément à la procédure de rappel mise en place.
Les personnes qui auraient consommé ces œufs et qui présentent des symptômes sont invitées à consulter leur médecin traitant. Le site internet de l’AFSCA et la plateforme de Sciensano, l’institut belge de santé publique, diffusent des informations complémentaires sur les démarches à suivre.
Les symptômes et les risques pour la santé
La salmonellose se manifeste généralement par des troubles gastro-intestinaux accompagnés de fièvre. Les premiers symptômes apparaissent dans un délai de 12 à 72 heures suivant la consommation d’un produit contaminé, selon les données communiquées par Sciensano.
L’infection est le plus souvent bénigne et ne nécessite pas de traitement spécifique. Une hydratation suffisante est recommandée pour compenser les pertes liées aux troubles digestifs. Les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes présentant un système immunitaire affaibli peuvent développer des formes plus sévères de la maladie.
Les modes de transmission de la bactérie
La bactérie Salmonella se transmet à l’être humain par voie orale, précise Sciensano. La contamination survient principalement par l’ingestion d’aliments provenant d’animaux infectés et consommés crus ou insuffisamment cuits. Les œufs, la viande et les produits à base d’œufs crus constituent les vecteurs les plus fréquents.
La bactérie peut également être transmise par l’ingestion de fruits, de légumes ou de salades souillés par les excréments d’animaux contaminés. Une contamination croisée est possible, par exemple lorsqu’un aliment sain entre en contact avec un aliment contaminé ou avec de l’eau souillée. La transmission interhumaine, par voie féco-orale, est plus rare. Elle peut survenir lorsqu’une personne infectée prépare des repas sans s’être lavé les mains après être allée aux toilettes.
L’isolement des personnes contaminées n’est pas requis
Sciensano indique que l’isolement des personnes infectées n’est pas nécessaire. La voie de transmission principale reste l’ingestion d’aliments contaminés, et non le contact entre individus.
Les autorités sanitaires belges rappellent toutefois les règles d’hygiène de base, notamment le lavage systématique des mains après chaque passage aux toilettes et avant la préparation des repas. Ces mesures permettent de limiter les risques de transmission indirecte, en particulier dans les foyers où vivent des personnes vulnérables.








