Santé : plus de 50 % des dentistes fixent eux-mêmes leurs tarifs

Plus de 50% des dentistes en Belgique ne sont pas conventionnés et fixent leurs tarifs, ce qui soulève des questions sur l’équilibre entre qualité et coût des soins.

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Santé : plus de 50 % des dentistes fixent eux-mêmes leurs tarifs. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Plus de la moitié des dentistes en Belgique ne sont pas conventionnés, ce qui leur permet de fixer librement leurs tarifs. Ce phénomène, particulièrement marqué dans certaines spécialités, soulève des questions sur l’accessibilité des soins et la rentabilité pour les professionnels. Quels sont les facteurs qui expliquent cette tendance croissante ?

En Belgique, plus de 50% des dentistes ne respectent pas les tarifs conventionnés, permettant à ces professionnels de fixer leurs honoraires librement. Ce phénomène touche surtout des domaines comme l’orthodontie, où les tarifs des traitements, notamment pour les appareils fixes, sont jugés insuffisants pour couvrir les coûts des soins et des équipements. La technologie dentaire ayant considérablement évolué, les frais associés aux soins ont explosé, incitant les dentistes à se déconventionner pour rester rentables.

Les raisons du déconventionnement des dentistes

Anne Wettendorff, une dentiste spécialisée en orthodontie, explique à RTBF que pour pouvoir offrir des soins de qualité tout en intégrant les dernières avancées technologiques, il est nécessaire de demander des suppléments d’honoraires, car les prix fixés par la sécurité sociale ne suffisent pas. Le matériel est devenu très cher et, selon elle, « il n’est pas viable de travailler avec les prix conventionnés ».

Ce phénomène est plus marqué en Flandre, mais touche également Bruxelles et le sud du pays. De plus, l’augmentation du nombre de groupes financiers détenant des cabinets dentaires joue un rôle clé dans cette dynamique, car ces groupes poussent souvent au déconventionnement pour maximiser les profits.

La réaction des autorités

Face à cette situation, le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, a indiqué que des efforts avaient été faits pour améliorer les remboursements des soins dentaires, avec un budget supplémentaire de 710 millions d’euros entre 2020 et 2025. Cependant, il constate que cette augmentation des financements n’a pas empêché la montée du déconventionnement, ce qui suggère que le modèle actuel nécessite une réforme pour mieux aligner les remboursements avec les coûts réels des soins.

Les discussions sur l’avenir du secteur dentaire continuent, visant à rééquilibrer les coûts et à garantir l’accessibilité des soins tout en maintenant la qualité.

 

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