Les compagnies aériennes ont progressivement modifié leur politique concernant les bagages cabine depuis la fin des années 2010. À partir de 2018, plusieurs transporteurs à bas coûts ont commencé à facturer ce service, jusque-là inclus dans la majorité des billets standards.
Cette évolution s’est étendue à plusieurs acteurs du secteur aérien, avant d’être reprise par des compagnies traditionnelles. Les premières modifications ont été observées chez Ryanair et Wizz Air en 2018, avec l’introduction de frais supplémentaires pour le transport d’un bagage cabine. Les passagers devaient alors souscrire une option pour conserver ce droit. Cette pratique s’est ensuite diffusée dans le secteur low cost. EasyJet a adopté un modèle similaire en février 2021, suivi par Transavia en avril 2024. Les montants appliqués varient selon les compagnies et les itinéraires, avec des coûts observés entre 25 et 60 euros selon les cas.
Dans un second temps, des compagnies traditionnelles ont introduit des catégories tarifaires spécifiques intégrant une limitation des bagages cabine. Air France, KLM ou Lufthansa ont mis en place des offres dites « Economy Basic ». D’autres transporteurs ont utilisé des appellations différentes, comme « Economy MINI » chez Air Baltic.
Chez Air France, la nouvelle grille tarifaire inclut désormais une formule dans laquelle seul un petit objet personnel est autorisé en cabine. Les dimensions communiquées sont de 40 × 30 × 15 cm. Le bagage cabine standard n’est pas inclus dans ce tarif et nécessite une option ou un billet de catégorie supérieure.
Évolution des règles des bagages cabine chez Air France et ajustements tarifaires
La structure tarifaire d’Air France comprend désormais plusieurs niveaux. Le tarif le plus bas, appelé « Economy Basic », ne comprend qu’un accessoire personnel. Pour disposer d’un bagage cabine classique, les passagers doivent choisir une formule supérieure, identifiée sous le nom « Economy Light ».
Selon des informations rapportées par 60 Millions de consommateurs, cette grille serait appliquée sur certaines lignes depuis septembre 2025. Les modifications auraient été introduites progressivement sur des liaisons moyen-courriers, notamment sur des vols reliant Paris à Helsinki, Dublin ou Tunis. Sur ces mêmes lignes, plusieurs options tarifaires sont désormais proposées, avec des différences dans les services inclus.
Une évolution du descriptif des conditions de transport a également été observée sur les supports de communication de la compagnie. Jusqu’en mai 2025, certaines informations indiquaient la présence systématique d’un bagage cabine et d’un accessoire en cabine pour les passagers de la classe économique. Ces mentions ont ensuite été modifiées, avec l’apparition d’une formulation indiquant « de 0 à 1 bagage à main selon le tarif choisi ».
Sur certains trajets, notamment Paris-Helsinki, une quatrième option tarifaire a été observée, limitant le transport à un seul petit bagage sans possibilité de bagage cabine standard. Cette configuration s’applique à des itinéraires précis et ne concerne pas l’ensemble du réseau de la compagnie.
Généralisation progressive des frais sur les bagages cabine dans le transport aérien
L’introduction de frais pour les bagages cabine s’inscrit dans une évolution plus large des modèles tarifaires dans le transport aérien. Les compagnies low cost ont été les premières à appliquer ce type de tarification, avant que des transporteurs traditionnels ne développent des formules similaires.
Les compagnies ont progressivement segmenté leurs offres en plusieurs niveaux, distinguant le transport du passager, les bagages et les services additionnels. Cette structure permet une différenciation des tarifs selon les options choisies.
Certaines compagnies ont d’abord expérimenté ces modèles sur des lignes spécifiques avant de les étendre à d’autres routes. Cette méthode d’expérimentation progressive a été observée sur plusieurs marchés européens.
Les recettes liées aux services additionnels, dont les bagages, représentent une part significative des revenus du secteur aérien. Selon des données du cabinet IdeaWorksCompany pour l’année 2023, ces revenus liés aux suppléments ont atteint environ 33 milliards de dollars à l’échelle mondiale.








