Les taux immobiliers ont légèrement progressé au deuxième trimestre 2026 dans un contexte économique et géopolitique incertain. Les banques continuent néanmoins de proposer des durées de prêt plus longues pour accompagner les emprunteurs, tandis que la solvabilité des ménages connaît une amélioration.
Selon l’Observatoire Crédit Logement / CSA, les taux des crédits immobiliers ont enregistré une progression modérée au cours des premiers mois de 2026. Après une hausse de 3 points de base en janvier, le taux immobilier moyen s’est stabilisé à 3,22 % entre février et avril. À partir du mois de mai, les tensions économiques et financières liées au conflit au Moyen-Orient ont contribué à une nouvelle évolution des conditions de financement.
En juin 2026, le taux moyen des crédits immobiliers atteignait 3,26 % toutes durées confondues, soit une hausse de 4 points de base par rapport au mois d’avril. Les meilleurs taux observés se situent autour de 2,85 % sur 15 ans, 3 % sur 20 ans et 3,25 % sur 25 ans, selon les profils des emprunteurs et les conditions proposées par les établissements bancaires.

Les banques allongent les durées des prêts
Face à une demande immobilière encore hésitante, les établissements bancaires continuent de proposer des durées d’emprunt plus longues. Au deuxième trimestre 2026, la durée moyenne des crédits accordés a progressé de six mois, pour atteindre 251 mois, soit près de 21 ans. Cette évolution vise à limiter l’effet de la hausse des prix immobiliers et des conditions de financement sur le budget des ménages.
En étalant davantage les remboursements, les banques cherchent à rendre les projets d’achat plus accessibles. Les jeunes emprunteurs sont particulièrement concernés par ces durées élevées. Durant les six premiers mois de l’année, 87,9 % des moins de 35 ans ont souscrit un crédit immobilier sur une période de 20 ans ou plus.
La solvabilité des emprunteurs progresse malgré les tensions
L’Observatoire Crédit Logement / CSA souligne que la situation financière des ménages reste sous pression. Les revenus continuent d’augmenter, mais cette progression reste inférieure à celle des prix immobiliers, ce qui réduit la capacité d’achat de nombreux ménages. Malgré cette situation, l’indicateur de solvabilité de la demande immobilière s’est redressé au deuxième trimestre. Il se situe désormais près de 3 % au-dessus de sa moyenne historique.
Cette évolution montre que certains emprunteurs parviennent à adapter leur projet aux conditions actuelles, notamment grâce à des durées de financement plus longues.

Le marché immobilier reste attentif aux évolutions économiques
La légère remontée des taux intervient dans un contexte où les acheteurs restent sensibles aux conditions de crédit. Les prochains mois dépendront notamment de l’évolution des marchés financiers, de l’inflation et de la confiance des ménages. Si les taux restent relativement stables, l’allongement des durées de prêt pourrait continuer à jouer un rôle dans les décisions d’achat immobilier, particulièrement pour les primo-accédants.








