La Suisse met fin à une règle dans les supermarchés qui agaçait de nombreux clients

Faire ses courses au rayon fruits et légumes va redevenir plus simple en Suisse. Après l’acceptation d’une motion au Parlement, l’obligation d’indiquer le type d’emballage lors de la pesée sera supprimée.

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La Suisse met fin à une règle dans les supermarchés qui agaçait de nombreux clients : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Peser ses bananes, ses tomates ou ses pommes devrait bientôt redevenir moins compliqué en Suisse. L’obligation d’indiquer le type d’emballage utilisé lors de la pesée des fruits et légumes va être supprimée après l’acceptation d’une motion au Parlement. 

Une mesure qui avait agacé de nombreux clients depuis son introduction en 2025. Une petite simplification du quotidien qui met fin à une règle jugée frustrante par de nombreux clients depuis son introduction en 2025.

La fin d’une étape jugée inutile à la balance

Depuis le début de l’année 2025, les clients doivent indiquer, lors de la pesée des fruits et légumes, si leurs achats sont en vrac, dans un sachet en plastique, dans un sac en papier ou dans un sac en tissu réutilisable. L’objectif était de déduire le poids de l’emballage afin que les consommateurs ne paient que la marchandise réellement achetée.

Mais dans les rayons, cette étape supplémentaire a rapidement été perçue comme une complication. Pour trois bananes ou quelques tomates, beaucoup de clients devaient s’arrêter, réfléchir au bon choix à l’écran et éviter de se tromper. Une formalité jugée disproportionnée, surtout lorsque la différence de poids liée au petit sac reste minime.

La conseillère nationale PLR Daniela Schneeberger a donc demandé un retour à un système plus simple. Dans sa motion, elle estimait que les fruits et légumes devaient pouvoir être achetés à nouveau « sans formalités administratives ». Selon elle, la règle introduite en 2025 a surtout généré plus de travail pour les commerces et davantage de frustration pour les clients, notamment les personnes âgées.

Le Parlement lui a donné raison, précise Blick. Le Conseil national et le Conseil des États ont accepté la motion, ce qui oblige désormais le Conseil fédéral à abroger cette réglementation. Beat Jans a également soutenu cette approche, tout en rappelant le principe de base : les clients ne doivent pas payer le poids de l’emballage.

Coop et Migros ne suivront pas forcément la même voie

La suppression de l’obligation ne signifie pas que tous les détaillants feront exactement la même chose. À partir de 2027, les enseignes pourront décider elles-mêmes si elles souhaitent encore tenir compte du poids des petits sacs allant jusqu’à deux grammes.

Migros a déjà indiqué qu’elle ne comptait pas modifier son fonctionnement actuel. Le géant orange estime que ses procédures sont bien établies et qu’elles ont fait leurs preuves, aussi bien dans l’organisation interne que dans la relation avec la clientèle. Chez Migros, les clients peuvent utiliser le bouton « sacs », mais ils n’y sont pas obligés. S’ils ne sélectionnent rien, le prix correct est automatiquement appliqué.

Coop, en revanche, souhaite revenir à l’ancien système. L’enseigne considère cette solution plus simple pour les clients, qui n’auront plus à se préoccuper du type d’emballage au moment de la pesée.

Le changement vise donc surtout à réduire une complexité du quotidien. La règle partait d’un principe compréhensible : ne pas faire payer aux clients le poids du sachet. Mais dans la pratique, elle a ajouté une manipulation supplémentaire pour un gain souvent jugé négligeable.

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