Voyager à l’étranger implique souvent de repenser ses habitudes de paiement. Si les cartes bancaires suisses fonctionnent parfaitement au quotidien, leur utilisation hors du pays peut réserver des surprises, notamment en matière de frais.
Une récente analyse met en évidence des écarts importants entre les différents prestataires. Pour les consommateurs, le choix de la carte peut ainsi avoir un impact direct sur le budget des vacances.
Des écarts de frais importants selon les cartes utilisées
Payer à l’étranger n’a rien d’anodin pour les détenteurs de cartes suisses. Selon une analyse du comparateur Moneyland, les frais liés aux paiements internationaux varient fortement d’un prestataire à l’autre. Sur un budget de 3000 francs, le choix de la carte peut entraîner une différence allant jusqu’à 180 francs.
Contrairement à une idée répandue, la carte de débit apparaît souvent comme la solution la plus économique. Dans de nombreux cas, elle permet de limiter les frais, même lorsque la banque applique une taxe de base. Toutefois, les écarts restent importants. Certains frais supplémentaires peuvent atteindre jusqu’à 170 francs selon les établissements.
Parmi les prestataires sans frais de base, la banque coopérative bâloise WIR se distingue nettement. Pour des dépenses de 3000 francs, les frais supplémentaires ne s’élèvent qu’à un franc en euros et à zéro en dollars ou en bahts thaïlandais. Derrière, les néobanques Alpian et Wise proposent également des conditions compétitives, avec des frais compris entre 6 et 28 francs selon la devise.
À l’inverse, certaines banques traditionnelles se révèlent nettement plus coûteuses. UBS, la Banque Migros ou encore la Banque cantonale de Bâle affichent des frais pouvant dépasser 100 francs pour un même montant de dépenses. Ces différences s’expliquent notamment par les marges appliquées sur les taux de change et les commissions sur les paiements à l’étranger.
Même parmi les cartes avec cotisation annuelle, les écarts persistent. Certaines offres permettent de réduire les frais, mais au prix d’un abonnement pouvant dépasser 200 francs par an. La Banque cantonale de Lucerne, Revolut ou Neon figurent parmi les solutions les plus avantageuses dans cette catégorie, tandis que d’autres établissements restent plus onéreux.
Cartes de crédit : indispensables mais souvent plus coûteuses
Si les cartes de débit sont généralement plus économiques, les cartes de crédit restent incontournables dans de nombreuses situations à l’étranger. Hôtels, agences de location de voitures ou certains commerces exigent encore ce type de carte pour garantir les transactions. Cette nécessité oblige souvent les voyageurs à en posséder une, malgré des coûts plus élevés.
L’analyse montre que les paiements par carte de crédit entraînent des frais nettement supérieurs à ceux des cartes de débit. Pour un montant de 3000 francs, les coûts supplémentaires peuvent atteindre 180 francs selon le prestataire. Même les offres les plus compétitives, comme la carte Key4 d’UBS, génèrent encore des frais compris entre 25 et 42 francs selon la devise utilisée.
D’autres cartes se situent bien au-dessus. Certaines offres de banques ou d’émetteurs spécialisés dépassent 150 francs de frais pour des paiements en devises étrangères. Ces montants s’expliquent par l’ajout de commissions de change, de frais de traitement et parfois de marges supplémentaires.
Au-delà des coûts, ces différences peuvent avoir un impact concret sur le budget des vacances. Une mauvaise combinaison de cartes peut alourdir la facture finale sans que le consommateur en ait conscience au moment du paiement. À l’inverse, un choix réfléchi permet de limiter significativement les dépenses annexes.
Cette réalité souligne l’importance de comparer les offres avant un départ. Vérifier les conditions tarifaires, privilégier une carte adaptée aux paiements internationaux et diversifier ses moyens de paiement figurent parmi les précautions essentielles, conseille Blick. Dans un contexte où les paiements à l’étranger sont devenus la norme, ces détails peuvent faire une réelle différence sur le coût total d’un séjour.








