Le parcours judiciaire de Pierin Vincenz connaît un nouveau développement avec une décision désormais définitive de la justice suisse. L’ancien dirigeant de Raiffeisen devra s’acquitter d’une importante sanction financière après l’échec de son recours devant la plus haute juridiction du pays.
Cette affaire concerne des déclarations fiscales examinées sur plusieurs années et s’inscrit dans un contexte judiciaire plus large déjà connu du secteur bancaire suisse. La décision rendue confirme les conclusions formulées auparavant par la justice cantonale et referme un volet spécifique du dossier.
Le Tribunal fédéral confirme l’amende après des revenus jugés mal déclarés
Pierin Vincenz, ancien patron de Raiffeisen, devra payer une amende de 980’000 francs pour soustraction fiscale. Début mai, le Tribunal fédéral a rejeté le recours qu’il avait déposé contre cette sanction, confirmant ainsi la décision prononcée précédemment au niveau cantonal.
L’existence de cette procédure a été révélée par la SonntagsZeitung. Un arrêt du Tribunal fédéral daté du 1er mai 2026 a également été consulté par l’agence Keystone-ATS. Au centre du dossier figurent des montants qui, selon la justice, n’auraient pas été correctement déclarés au fisc.
En avril 2025, le Tribunal cantonal d’Appenzell Rhodes-Extérieures avait estimé que l’ancien dirigeant bancaire n’avait pas déclaré correctement un total de 3,4 millions de francs sur la période allant de 2012 à 2015.
À l’issue de cette procédure, les juges cantonaux avaient prononcé une amende de 980’000 francs pour soustraction fiscale. Pierin Vincenz avait contesté cette décision et saisi le Tribunal fédéral afin d’obtenir une révision du jugement.
La haute cour n’a finalement pas suivi ses arguments et a confirmé la sanction. En plus du montant principal, l’ancien banquier devra également supporter les frais de justice liés à la procédure fédérale, qui s’élèvent à 12’500 francs.
La décision met fin au contentieux engagé sur ce volet fiscal et valide définitivement les montants retenus par les autorités judiciaires. Même si le montant de l’amende reste inférieur au million de francs, le dossier porte sur plusieurs millions de revenus examinés dans le cadre de la procédure.
Une procédure fiscale découverte dans le sillage d’une autre enquête pénale
Cette affaire fiscale est restée discrète pendant une longue période et n’était jusqu’à récemment pas connue publiquement. Selon les informations relatées par Blick, les autorités fiscales d’Appenzell Rhodes-Extérieures ont ouvert cette procédure après avoir identifié des éléments issus d’un autre dossier visant déjà l’ancien dirigeant.
Ce point relie directement ce contentieux fiscal à la procédure pénale menée parallèlement dans le canton de Zurich. Le Ministère public zurichois poursuit Pierin Vincenz ainsi que son associé de longue date Beat Stocker dans une affaire distincte.
Dans cette procédure, plusieurs accusations ont été formulées par le parquet. Les chefs évoqués comprennent notamment la gestion déloyale, l’escroquerie par métier, l’abus de confiance, le faux dans les titres ainsi que la concurrence déloyale.
Le jugement fiscal confirmé par le Tribunal fédéral ne porte pas sur ces accusations pénales et ne constitue pas une décision sur ces autres faits. Il intervient néanmoins dans un contexte où le nom de l’ancien dirigeant reste associé à plusieurs procédures suivies de près dans le monde économique suisse.
Pendant de nombreuses années, Pierin Vincenz a incarné l’expansion et la visibilité de Raiffeisen sur le marché bancaire helvétique. Son parcours judiciaire continue aujourd’hui d’alimenter les discussions sur la responsabilité des dirigeants et les mécanismes de contrôle dans les grandes institutions financières.
Avec le rejet du recours par le Tribunal fédéral, le volet fiscal du dossier franchit désormais une étape définitive. Les autres procédures ouvertes suivent leur propre calendrier judiciaire.








