La fin d’année en Suisse, c’est souvent synonyme de moments festifs, de retrouvailles et de vacances bien méritées. Mais c’est aussi une période où les routes se transforment en véritable champ de bataille pour les automobilistes. À l’approche de Noël et du Nouvel An, les Suisses se préparent à affronter un trafic dense, notamment sur les autoroutes menant aux stations de ski et aux grandes villes.
Les vacances entraînent chaque année des perturbations massives, et 2025 ne fera pas exception. Entre les longues heures de conduite, les files d’attente aux tunnels et l’afflux de passagers dans les aéroports, ce seront plusieurs secteurs de la mobilité qui seront mis à l’épreuve.
Le parcours du combattant sur les routes suisses
La période des fêtes est particulièrement difficile pour les automobilistes. En effet, les grandes autoroutes, notamment celles reliant Zurich, Bâle, Lucerne, Berne et Lugano, seront sous pression. La majorité des embouteillages se concentrera autour de ces grandes villes, mais aussi sur les tronçons des montagnes comme le Gothard ou le San Bernardino. Chaque année, l’Office fédéral des routes (OFROU) avertit les Suisses : les routes seront congestionnées en raison des départs vers les stations de ski, mais également à cause des déplacements pour passer les fêtes en famille.
Le pic d’embouteillage devrait survenir entre le 19 et le 23 décembre, avec une pression supplémentaire les 30 et 31 décembre, lorsque les retours se mêleront aux départs. En gros, il faut s’attendre à des bouchons à rallonge sur les autoroutes et à des queues interminables aux péages. Et ce n’est pas tout : un phénomène bien connu mais toujours aussi frustrant se produira : les automobilistes qui tenteront de fuir l’autoroute pour emprunter des routes secondaires risquent de plonger tout un village dans une paralysie complète. Le trafic d’évitement, qui provoque souvent des embouteillages sur les petites routes, a un effet domino sur les transports publics, sans oublier la vie des résidents qui doivent se frayer un chemin dans leur propre ville. Le conseil de l’OFROU est simple : ne quittez pas les grands axes, même si ça bouchonne.
Des solutions alternatives, mais toujours sous pression
Si les routes sont déjà bien remplies, les autres modes de transport, comme le ferroutage et les aéroports, ne sont pas épargnés non plus. Les tunnels ferroviaires de la Furka, du Lötschberg et de la Vereina, qui permettent de traverser les Alpes, devraient connaître des temps d’attente massifs, avec des files pouvant durer entre 8 et 16 heures pendant les périodes de départ. Un temps long à passer, surtout quand on sait qu’en hiver, ces trajets sont déjà un challenge en soi, avec la neige et le froid qui rendent la circulation encore plus lente.
Les voyageurs qui passent par ces tunnels devront donc s’armer de patience et bien prévoir leur trajet. Par exemple, à Oberwald (VS) pour la Furka ou à Goppenstein (VS) pour le Lötschberg, il faudra compter des heures de retard en sens inverse, entre 11h et 18h. Le ferroutage, bien que pratique, se transforme donc en un véritable test de résistance pendant les fêtes.
Et bien sûr, les aéroports ne sont pas en reste. L’aéroport de Zurich, l’un des plus fréquentés du pays, s’attend à un véritable raz-de-marée. En prévision des départs vers des destinations populaires comme New York, Londres, Paris, mais aussi vers des lieux exotiques comme les Maldives et la Scandinavie, près de 100 000 passagers sont attendus le 19 décembre. Les files d’attente pour l’enregistrement, la sécurité et l’embarquement seront probablement longues, alors mieux vaut arriver bien en avance pour éviter de manquer son vol. À cette époque, ce n’est pas la neige qui ralentit le trafic, mais bel et bien la masse de passagers.
Comment éviter de se retrouver pris dans la mêlée ?
Malgré toutes les prévisions, il existe quelques astuces pour éviter de se retrouver pris dans la masse de voyageurs. Premièrement, il est toujours conseillé de partir tôt le matin ou en soirée, pour éviter les horaires de pointe. Deuxièmement, si vous avez le choix, optez pour des moyens de transport alternatifs comme le train ou le covoiturage, qui permettent de limiter le stress de la route. Enfin, pour ceux qui doivent absolument prendre l’autoroute, il est impératif de bien anticiper le temps de trajet et de s’informer régulièrement des conditions de circulation. De cette manière, même si la situation semble chaotique, on peut au moins éviter les mauvaises surprises.








