Files d’attente à l’aéroport : Genève, Zurich et Bâle mettent les voyageurs en garde 

Les contrôles aux frontières pourraient prendre plus de temps dans plusieurs grands aéroports suisses. Genève, Zurich et Bâle préviennent les voyageurs d’éventuelles files d’attente prolongées.

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Files d’attente à l’aéroport : Genève, Zurich et Bâle mettent les voyageurs en garde : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Les départs en vacances s’annoncent un peu moins fluides que prévu pour certains passagers. Dans les aéroports de Genève, Zurich et Bâle, les voyageurs sont invités à arriver avec une marge supplémentaire, surtout lorsqu’ils doivent franchir un contrôle aux frontières extérieures de l’espace Schengen. 

En cause, l’introduction progressive de l’Entry/Exit System, plus connu sous le nom d’EES. Ce dispositif doit remplacer, à terme, le tampon manuel sur les passeports par un enregistrement numérique.

Un nouveau contrôle qui change le passage aux frontières

Selon les informations relayées par 20 Minutes, les trois principaux aéroports suisses concernés mettent en garde contre des temps d’attente plus longs. Le message vise surtout les passagers soumis aux contrôles d’entrée ou de sortie de l’espace Schengen, notamment les voyageurs non ressortissants de l’UE, de l’AELE ou de la Suisse.

Avec l’EES, ces voyageurs doivent désormais enregistrer certaines données biométriques lors de leur premier passage. Concrètement, le système prend en compte une image du visage et, dans de nombreux cas, les empreintes digitales. Ces informations sont ensuite associées au document de voyage afin de suivre les entrées, les sorties et la durée de séjour autorisée dans l’espace Schengen.

L’objectif affiché est double. D’un côté, les autorités veulent moderniser les contrôles et réduire la dépendance aux tampons manuels sur les passeports. De l’autre, le système doit permettre d’identifier plus facilement les dépassements de durée de séjour, les documents frauduleux ou les situations nécessitant une vérification plus poussée.

Sur le papier, l’EES doit donc rendre les frontières plus efficaces à long terme. Mais dans la phase de mise en route, l’effet peut être inverse. Les premières inscriptions prennent plus de temps qu’un simple contrôle classique, notamment lorsque les voyageurs découvrent le dispositif sur place.

Les aéroports suisses appellent à ne pas arriver au dernier moment

À Zurich, l’aéroport indique que la phase d’introduction peut entraîner des temps de traitement plus longs aux contrôles. Pour limiter l’impact, les passagers pouvant utiliser les e-gates sont encouragés à passer par ces contrôles électroniques automatisés. L’aéroport précise notamment que les citoyens suisses, les ressortissants de l’UE ou de l’AELE et certains titulaires de permis suisses peuvent bénéficier de ces portes automatiques lorsqu’ils remplissent les conditions requises.

Genève et l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse alertent également sur de possibles attentes supplémentaires. Le sujet est d’autant plus sensible que cette période coïncide avec une forte fréquentation dans les terminaux, entre départs estivaux, correspondances internationales et retours de voyageurs venus de pays hors Schengen.

Certaines compagnies aériennes prennent aussi les devants. EasyJet, très présente à Genève et à Bâle, informe directement certains passagers via son application afin qu’ils adaptent leur arrivée à l’aéroport. L’enjeu est simple, éviter qu’un contrôle plus long que prévu ne se transforme en course vers la porte d’embarquement.

Pour les voyageurs suisses ou européens, les changements restent limités. Mais pour les passagers concernés par l’EES, mieux vaut anticiper. Un passeport biométrique, des documents en règle et une arrivée plus tôt que d’habitude peuvent faire la différence, surtout aux heures de pointe.

À terme, ce nouveau système doit fluidifier les passages et renforcer la sécurité aux frontières de Schengen. Pour l’instant, les aéroports suisses préfèrent jouer la prudence. Le message est clair : cet été, à Genève, Zurich et Bâle, mieux vaut ne pas calculer son arrivée trop juste.

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