Il devait tester la semaine de 4 jours : l’entreprise découvre qu’il avait un 2e emploi et le vire

Une entreprise espagnole a expérimenté la semaine de 4 jours. Un employé en a abusé, en occupant en parallèle un autre emploi

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Entreprise - Employé
Semaine de 4 jours : une entreprise fait l'expérience, un employé en abuse | Econostrum.info

Du télétravail et une nouvelle expérimentation ne donnent pas toujours ce que l’on souhaite. Une entreprise espagnole l’a vérifié à ses dépens. Elle qui souhaitait expérimenter la semaine de quatre jours a découvert qu’un de ses salariés en télétravail occupait parallèlement un autre emploi à temps plein.

Après plusieurs mois de baisse de performances et la découverte de cette seconde activité grâce à un logiciel de suivi du temps de travail, l’affaire a abouti sur son licenciement pur et simple.

Une expérience destinée à travailler quatre jours

L’histoire, rapportée entre autres par Jeuxvideo.com, se déroule chez Metrickal, une entreprise spécialisée dans le recrutement à distance et basée à Barcelone. Son cofondateur et directeur commercial, Patrick Synge, souhaitait expérimenter une organisation permettant aux salariés de travailler 4 jours par semaine, tout en maintenant leur productivité.

A ce titre, l’entreprise a demandé à ses employés d’utiliser DeskTime, pour étudier l’organisation du travail et identifier les tâches pouvant être optimisées. C’est un logiciel qui permet de mesurer le temps consacré aux différentes activités numériques pendant une journée de travail.

L’outil devait donc accompagner l’expérimentation de la semaine de quatre jours. Son utilisation a finalement permis à l’entreprise de découvrir une situation qu’elle n’avait pas anticipée.

Les performances d’un salarié inquiétaient déjà

Le collaborateur en question, qui avait rejoint l’entreprise en 2022, travaillait entièrement à distance depuis le Pérou. Initialement considéré comme un bon élément, il a progressivement commencé à présenter des difficultés, avec des délais non respectés, des retards qui s’accumulaient et des clients ont commencé à se plaindre.

La direction a échangé avec lui sur ses performances, sans parvenir à identifier précisément l’origine du problème. Il faut dire que Patrick Synge soupçonnait une activité extérieure, mais il ne voulait pas prendre de décision sans éléments concrets.

Le logiciel révèle un deuxième emploi

Finalement, c’est une simple analyse des données de DeskTime qui a apporté des réponses à l'employeur. En effet, les rapports ont fait apparaître des connexions et activités répétées liées à une autre société, basée aux États-Unis.

Selon le récit de l’affaire, le salarié consacrait environ la moitié de son temps de travail à cette seconde entreprise. Il ne s’agissait pas simplement d’une activité complémentaire en dehors de ses horaires, mais d’un autre emploi à temps plein mené parallèlement. « Il a probablement oublié que le logiciel tournait en arrière-plan », commente Patrick Synge.

Pour la direction, le problème dépassait la question du cumul d'emplois. Les retards du salarié ont entraîné une charge supplémentaire pour ses collègues et affecté la relation avec certains clients.

Le salarié finalement licencié

Metrickal a, donc, décidé de mettre fin à la collaboration. « Je ne peux pas me permettre de perdre des clients parce que quelqu’un aimerait gagner plus d’argent », a-t-il déclaré. Patrick Synge n’est pourtant pas opposé au principe d’une activité professionnelle secondaire. Il s’est lui-même montré favorable au « side hustle », une pratique consistant à exercer une activité rémunérée en complément de son emploi principal.

Dans le cas de son salarié, la direction estimait que la limite avait été franchie puisque cette seconde activité empiétait directement sur son temps de travail et ses missions chez Metrickal.

Il faut retenir que cette expérience ne remet pas, à elle seule, en cause la semaine de 4 jours. Elle dénote plutôt l’une des difficultés auxquelles peuvent être confrontées les entreprises combinant télétravail, autonomie et réduction du nombre de jours travaillés. 

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