Le 1er août marquera un tournant pour l’épargne réglementée. Après trois révisions consécutives à la baisse, le taux du Livret A repartira finalement à la hausse, conformément à la décision du gouvernement prise sur proposition de la Banque de France. Si cette revalorisation constitue une bonne nouvelle pour les quelque 57 millions de détenteurs du livret, elle ne concerne pas tous les produits d’épargne réglementée. LEP, LDDS ou encore Plan d’épargne logement (PEL). Voici ce qui change et ce que ces placements rapporteront désormais.
À compter du 1er août, le taux du Livret A passera de 1,5 % à 1,7 %, soit une hausse de 0,2 point. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a validé la recommandation formulée par le gouverneur de la Banque de France. Cette évolution est liée à la remontée de l’inflation et à l’application de la formule réglementaire, qui prend également en compte les taux interbancaires de la zone euro.
Le Livret A retrouve ainsi son niveau de rémunération d’avant février 2026. Son plafond demeure fixé à 22 950 euros, tandis que les intérêts restent totalement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Les sommes déposées restent disponibles à tout moment et bénéficient de la garantie de l’État. Le prochain réexamen du taux interviendra le 1er février 2027, sauf décision exceptionnelle.
Le gouvernement a également décidé de maintenir le Livret d’épargne populaire (LEP) à 2,5 %. Destiné aux ménages modestes sous conditions de ressources, ce placement conserve ainsi une rémunération supérieure à celle du Livret A. Selon la formule réglementaire, son taux aurait dû être abaissé à 2,2 %, mais un « coup de pouce » a été accordé afin de préserver le pouvoir d’achat des épargnants concernés. Son plafond reste fixé à 10 000 euros.
Dans son communiqué, Roland Lescure a déclaré : « Face à l’inflation contenue mais réelle, et aux incertitudes liées à la crise au Moyen-Orient, j’ai décidé de relever le taux du Livret A à 1,7 % dès le 1er août 2026. Je tiens également à préserver un avantage marqué pour l’épargne des ménages les plus modestes avec un taux maintenu à 2,5% pour le LEP. Une décision qui protège le pouvoir d’achat des Français, tout en soutenant l’économie en finançant le logement social, les PME et la transition écologique ».
LDDS aligné sur le Livret A, PEL : des taux qui varient selon la date d’ouverture
Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) suit automatiquement l’évolution du Livret A. À partir du 1er août, son taux sera donc lui aussi porté à 1,7 %. Son plafond reste fixé à 12 000 euros. Comme le Livret A, il permet de disposer librement de son épargne tout en bénéficiant d’une exonération fiscale. Les fonds collectés participent notamment au financement de la transition écologique et de l’économie sociale et solidaire.
Du côté du Plan d’épargne logement (PEL), aucune évolution n’intervient au 1er août. Les PEL ouverts depuis le 1er janvier continuent de bénéficier d’un taux de rémunération de 2 %. Ceux ouverts en 2025 conservent un rendement de 1,75 %, tandis que les plans ouverts en 2024 rapportent 2,25 %. Les PEL ouverts en 2023 restent rémunérés à 2 %, contre 1 % pour ceux ouverts entre le 1er août 2016 et le 31 décembre 2022. Le plafond des versements demeure fixé à 61 200 euros. Par ailleurs, les PEL ouverts depuis le 1er mars 2011 ont une durée maximale de 15 ans, alors que ceux souscrits avant cette date ne sont pas limités dans le temps.

Cette nouvelle grille de rémunération confirme que le LEP demeure le produit réglementé le plus avantageux pour les épargnants éligibles, tandis que le Livret A et le LDDS retrouvent un peu d’attractivité après plusieurs baisses successives. Les nouvelles conditions entreront en vigueur le 1er août 2026 et s’appliqueront jusqu’à la prochaine révision semestrielle prévue au début de l’année 2027.








