Le commerce entre la Belgique et les États-Unis a nettement ralenti au début de l’année. Selon les nouveaux chiffres publiés par la Banque nationale de Belgique (BNB), les échanges commerciaux entre les deux pays ont fortement diminué au premier trimestre, tant du côté des importations que des exportations. Plusieurs secteurs majeurs sont particulièrement touchés.
Entre janvier et mars, les importations belges en provenance des États-Unis ont chuté de 21,2 % par rapport à la même période l’an dernier. La baisse concerne principalement les produits chimiques, dont les importations ont reculé de 40,6 %. Cette diminution importante reflète le ralentissement observé dans plusieurs secteurs industriels ainsi qu’une évolution des prix sur les marchés internationaux.
Les chiffres publiés par la Banque nationale montrent que le commerce transatlantique traverse actuellement une période de ralentissement marquée.
Les exportations belges aussi en recul
La Belgique exporte également moins vers les États-Unis qu’il y a un an. Selon la BNB, les exportations belges vers le marché américain ont diminué de 16,8 % au premier trimestre. Là aussi, les produits chimiques figurent parmi les secteurs les plus touchés avec une baisse de 46,8 %. Les machines et appareils électrotechniques enregistrent également une forte diminution des exportations, avec un recul de 30,5 %.
La Banque nationale nuance malgré tout ces chiffres particulièrement élevés. L’institution rappelle que le premier trimestre 2025 avait été marqué par une hausse inhabituelle des échanges commerciaux avec les États-Unis. De nombreuses entreprises avaient alors anticipé de possibles droits de douane supplémentaires annoncés par l’administration Trump, ce qui avait temporairement gonflé les volumes commerciaux.
La comparaison avec cette période exceptionnellement élevée accentue donc mécaniquement la baisse observée cette année.

Les importations mondiales de la Belgique reculent aussi
Le ralentissement ne concerne pas uniquement les États-Unis. La valeur totale des importations belges de biens provenant du monde entier a diminué de 8,1 % au premier trimestre. Les exportations belges globales restent quant à elles relativement stables. Selon la Banque nationale, cette évolution s’explique principalement par les produits minéraux et le matériel de transport.
La baisse des prix du pétrole brut et du gaz naturel en début d’année a fortement influencé les importations belges. Les produits minéraux importés ont ainsi affiché une valeur totale inférieure d’environ 20 % par rapport à l’année précédente. La Banque nationale précise que l’impact des tensions au Moyen-Orient sur les prix de l’énergie reste encore limité sur l’ensemble du premier trimestre.
La Belgique renforce son rôle énergétique en Europe
Malgré ce contexte compliqué, les exportations belges de produits minéraux restent relativement stables. La Belgique continue notamment d’exporter davantage de gaz naturel vers l’Allemagne. Depuis l’arrêt du gazoduc Nord Stream 1 en 2022, la Belgique joue un rôle croissant dans l’approvisionnement énergétique allemand grâce à ses infrastructures gazières et à ses routes alternatives d’importation.
La Banque nationale estime que cette position stratégique pourrait continuer à renforcer le rôle de la Belgique dans le marché énergétique européen dans les prochaines années.








