Les dernières statistiques de Statbel, l’office belge de statistiques, viennent d’être publiées pour l’année 2024. Elles révèlent une évolution contrastée des prix de l’immobilier à travers le pays, marquée par une augmentation notable à Bruxelles et un statu quo en Wallonie.
Ces chiffres, issus de données récentes, offrent un aperçu des tendances du marché immobilier en Belgique, un secteur qui reste au cœur des préoccupations tant pour les investisseurs que pour les ménages à la recherche d’un bien. L’avenir du marché dépendra de nombreux facteurs économiques, sociaux et politiques qui continueront d’influencer l’évolution des prix dans les prochaines années.
Bruxelles : une hausse des prix continue
La Région de Bruxelles-Capitale demeure la plus chère du pays pour l’immobilier. Le prix médian des maisons a augmenté de 1 % pour atteindre 495.000 euros, tandis que les appartements affichent une hausse de 1,9 %, s’établissant désormais à 260.000 euros, d’après les données de Statbel. L’année 2023 avait marqué une forte baisse des prix des maisons quatre façades à Bruxelles. Toutefois, ces derniers ont repris des couleurs en 2024, retrouvant un prix médian de 1,1 million d’euros, soit une hausse de 17,3 % par rapport à l’année précédente.
Cette dynamique témoigne de la solidité du marché bruxellois malgré un contexte économique parfois incertain. En effet, avec une population croissante et une demande toujours forte pour des biens dans cette région, l’immobilier bruxellois continue de progresser, confirmant sa place de leader parmi les régions belges. Cependant, ces hausses de prix rendent l’accès à la propriété de plus en plus difficile pour les primo-accédants. Cette évolution pourrait accentuer les inégalités d’accès au logement à Bruxelles, où la demande reste largement supérieure à l’offre.
Wallonie : un marché plus stable mais contrasté
En Wallonie, la situation est bien différente. Les prix des biens immobiliers sont restés stables par rapport à l’année précédente, avec une légère baisse de 2,8 % pour les appartements. Toutefois, certains secteurs connaissent des variations intéressantes selon les provinces. Par exemple, le Brabant wallon reste la province la plus chère pour l’achat de biens immobiliers dans toutes les catégories, tandis que le Hainaut se distingue comme la province la moins chère pour les maisons deux ou trois façades ainsi que pour les appartements. Les prix des maisons quatre façades y sont également plus abordables, avec des tarifs moins élevés dans les provinces de Namur et du Luxembourg.
Le prix médian d’une maison deux ou trois façades en Wallonie est de 175.000 euros, un chiffre stable par rapport aux années précédentes. Quant aux maisons quatre façades, leur prix médian atteint 290.000 euros. Ces montants sont identiques à ceux observés en 2022 et 2023, ce qui témoigne d’une relative stabilité du marché. Cette stabilité pourrait être perçue comme un avantage pour les familles et les jeunes acheteurs, qui peuvent accéder à la propriété dans un environnement plus prévisible que celui de Bruxelles. Cependant, la question de l’accessibilité reste posée, notamment dans les provinces plus chères comme le Brabant wallon.
Des tendances contrastées à travers le pays
Les tendances observées à Bruxelles et en Wallonie s’inscrivent dans un paysage plus large, où la Flandre continue également d’enregistrer des hausses de prix, mais de manière plus modérée. Ainsi, pour une maison deux ou trois façades, le prix a progressé de 0,5 %, tandis que pour une maison quatre façades, la hausse est de 1,2 %. Les appartements flamands ont quant à eux augmenté de 2 %, atteignant un prix médian de 250.000 euros.
À l’échelle nationale, le prix médian des maisons fermées est désormais de 260.000 euros, contre 370.000 euros pour les maisons ouvertes et 243.000 euros pour les appartements. La commune de Knokke-Heist, en Flandre, se distingue comme la plus chère de Belgique, tous biens confondus, tandis que les maisons les moins chères se trouvent à Hastière, dans la province de Namur, et les appartements les plus abordables à La Calamine, en province de Liège.
Le marché immobilier belge reste donc marqué par des disparités régionales importantes. Tandis que certaines zones connaissent des hausses notables, d’autres, comme la Wallonie, bénéficient d’une certaine stabilité qui pourrait séduire les investisseurs à la recherche de placements plus sûrs et accessibles.








