La présence au travail atteint un niveau inédit en Belgique depuis le début des mesures réalisées en 2020. Au cours des six premiers mois de 2026, les travailleurs ont effectivement presté 86,71 % de leurs heures de travail possibles, selon le dernier baromètre de l’absentéisme d’Acerta.
Une progression qui intervient alors que toutes les principales formes d’absence sont en recul. Mais derrière cette amélioration générale, certaines différences restent visibles selon le statut et le secteur d’activité.
Un niveau de présence jamais atteint depuis 2020
Les entreprises belges enregistrent une progression notable du temps effectivement presté. Entre janvier et juin 2026, 86,71 % des heures de travail possibles ont été prestées, ce qui constitue le meilleur résultat depuis le début des mesures effectuées par Acerta en 2020.
Le précédent record remontait à 2024, avec un taux de présence de 85,61 %.
Pour établir son nouveau baromètre, le spécialiste des ressources humaines a analysé les données de près de 432.000 travailleurs, répartis dans environ 30.000 employeurs du secteur privé.
Cette évolution traduit une diminution globale des différentes formes d’absence prises en compte dans l’étude.
Les arrêts maladie restent la principale absence
Malgré cette amélioration, la maladie reste le premier motif d’absence dans les entreprises belges. Les arrêts maladie représentent 7 % du temps de travail, soit une diminution de 0,72 point de pourcentage sur un an.
La situation varie toutefois fortement selon les secteurs. Dans le non-marchand, par exemple, la proportion atteint 8,94 %, ce qui en fait l’un des domaines les plus concernés par l’absence pour maladie.
Les autres formes d’absence ont également diminué. Les congés, le chômage technique ou économique, le crédit-temps et les interruptions de carrière affichent tous une tendance à la baisse par rapport à l’année précédente.
Le chômage technique et économique atteint notamment son niveau le plus faible depuis le début des mesures, avec seulement 0,58 % des heures non prestées pour cette raison.
À titre de comparaison, ce taux avait grimpé jusqu’à 8 % en 2020, au plus fort de la crise liée au Covid-19.
Employés et ouvriers ne sont pas tout à fait au même niveau
Le taux de présence varie également selon le statut professionnel. Les employés ont presté 87,19 % de leur temps de travail possible, contre 85,99 % pour les ouvriers.
La taille de l’entreprise joue également un rôle. Dans les structures comptant moins de dix travailleurs, le taux de présence atteint 91,22 %, un niveau nettement supérieur à la moyenne générale.
Ces différences montrent que la baisse de l’absentéisme n’est pas uniforme dans l’ensemble du marché du travail belge.
Les employeurs semblent jouer un rôle dans cette évolution
Pour Acerta, cette progression de la présence au travail s’explique notamment par les efforts entrepris par les employeurs pour lutter contre l’absentéisme lié aux maladies.
Catherine Langenaeken, experte absentéisme chez Acerta, estime que ces initiatives contribuent à expliquer le niveau de présence observé au premier semestre.
La spécialiste appelle toutefois à rester attentive à l’évolution du chômage économique et des autres formes de chômage temporaire. Dans un contexte économique encore incertain, ces indicateurs pourraient en effet repartir à la hausse.
Pour l’instant, les chiffres restent néanmoins favorables : jamais depuis 2020 les travailleurs belges n’avaient affiché un taux de présence aussi élevé au cours des six premiers mois d’une année.








