La hausse des prix de l’énergie bouleverse des secteurs inattendus. Derrière un plat populaire, c’est toute une filière qui vacille. Le fish and chips, symbole culinaire britannique, subit de plein fouet une pression économique croissante.
L’un des premiers effets visibles concerne le coût du carburant utilisé par les pêcheurs. En mer du Nord, certains professionnels constatent un doublement de leurs dépenses en diesel. Là où une sortie coûtait environ 5.000 livres, elle atteint désormais 10.000 livres. Cette hausse brutale pousse certains capitaines à ralentir leurs bateaux pour limiter la consommation.
Sur une année complète, le surcoût pourrait dépasser 100.000 livres pour certains navires. Cette situation fragilise directement la rentabilité des activités de pêche. Dans ces conditions, maintenir le même niveau d’activité devient de plus en plus difficile, notamment pour les plus petites structures.
Une filière entière sous pression économique
Les tensions ne s’arrêtent pas à la pêche. L’ensemble de la chaîne du fish and chips est concerné, du prix du poisson à celui de l’énergie, en passant par les salaires. Les restaurateurs font face à une accumulation de hausses qui pèse sur leurs marges.
Le secteur, qui compte environ 10.500 établissements au Royaume-Uni, reste très dépendant de ces coûts. La période de Pâques, traditionnellement marquée par une forte consommation, devient un moment sensible. Certains professionnels observent une fréquentation importante, mais craignent que la hausse des prix n’entraîne un recul de la demande.
Des produits alimentaires également touchés par la hausse des prix de l’énergie
Au-delà du carburant, d’autres éléments essentiels à la préparation du fish and chips subissent des tensions. Le prix de l’huile de friture pourrait augmenter, tout comme celui des pommes de terre, en raison de la hausse des coûts des engrais. Une partie importante de ces engrais transite par des zones aujourd’hui perturbées.
Le poisson lui-même est concerné. Des règles plus strictes sur la pêche et des perturbations passées sur les chaînes d’approvisionnement ont déjà fragilisé le secteur. Certains restaurateurs envisagent désormais de remplacer les espèces traditionnelles par des alternatives moins coûteuses, comme le merlu ou le colin, explique le Soir.
Des ajustements pour limiter l’impact de la hausse de l’énergie
Face à cette situation, les professionnels tentent de s’adapter sans répercuter immédiatement les hausses sur les clients. Plusieurs solutions sont envisagées : réduire les portions, modifier les recettes ou diversifier les types de poissons utilisés. L’objectif reste de préserver l’accessibilité de ce plat populaire.
Certains restaurateurs maintiennent leurs prix autour de 11 à 13 euros, malgré la pression sur les coûts. Cette stratégie vise à éviter une chute de la fréquentation, dans un contexte où le pouvoir d’achat reste sous tension.








