Fin d’une enseigne historique de la chaussure après de lourdes difficultés

Une enseigne historique du secteur de la chaussure a annoncé la fermeture définitive de ses boutiques après plusieurs difficultés financières.

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Fin d’une enseigne historique de la chaussure après de lourdes difficultés. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

La marque française Minelli va définitivement disparaître après plusieurs mois de difficultés financières. Placée en redressement judiciaire, l’enseigne n’a pas réussi à trouver une solution durable pour poursuivre son activité. Les boutiques resteront ouvertes jusqu’au 30 mai avant une fermeture définitive. Une nouvelle disparition marquante dans le secteur de la mode et de la chaussure.

L’annonce a été faite mercredi via un message publié sur Instagram. La marque de chaussures et de maroquinerie, fondée en 1973, a confirmé qu’elle allait fermer définitivement ses portes après le 30 mai. Les magasins écoulent actuellement leurs derniers stocks avec des réductions pouvant atteindre 60 % sur l’ensemble des produits encore disponibles.

Dans son message, l’enseigne évoque une décision particulièrement difficile après plusieurs années compliquées. Les commandes sur le site internet ont déjà été suspendues. Les clients peuvent uniquement effectuer leurs achats directement en boutique jusqu’à la fermeture définitive des points de vente encore ouverts.

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Une enseigne fragilisée depuis plusieurs années

Minelli connaissait déjà de graves difficultés financières depuis plusieurs années. L’entreprise avait été placée une première fois en redressement judiciaire il y a environ deux ans et demi. Malgré différentes tentatives de relance, la marque n’a jamais réussi à retrouver une situation stable dans un marché devenu très concurrentiel.

Comme de nombreuses enseignes du secteur de la mode, Minelli a dû faire face à la montée du commerce en ligne, à la baisse de fréquentation des magasins physiques et à l’évolution des habitudes de consommation. La hausse des coûts de fonctionnement et le ralentissement de la consommation ont également pesé sur les finances de l’entreprise.

Les offres de reprise restent très limitées

Plusieurs candidats avaient jusqu’au 11 mai pour déposer une offre de reprise devant le tribunal. Les propositions dévoilées restent toutefois très partielles. Certaines entreprises se sont montrées intéressées uniquement par un ou deux magasins sans reprendre l’ensemble de l’activité ni les salariés.

Des enseignes comme Maje, Father and Sons, Jimmy Fairly ou encore Mie Câline ont notamment étudié certains emplacements commerciaux. Ces offres ne permettent toutefois pas de sauver l’intégralité du réseau de boutiques ni l’ensemble des emplois liés à l’enseigne.

Une reprise centrée sur internet envisagée

Le groupe Baghaira, spécialisé dans le transport et la logistique, a présenté une offre différente. L’entreprise souhaite reprendre la marque Minelli, les stocks ainsi qu’une partie des salariés du siège basé à Gémenos. Le projet miserait principalement sur le commerce en ligne plutôt que sur les magasins physiques.

Cette proposition ne prévoit toutefois pas la reprise des 21 boutiques ni des 77 salariés qui y travaillent actuellement. Une autre offre plus globale a également été déposée par Philippe Sayada, ancien acteur du secteur de la mode et de l’horlogerie, pour un montant symbolique de deux euros. Les modalités précises restent encore à définir.

Une nouvelle disparition dans le secteur de la mode

La fermeture de Minelli illustre une nouvelle fois les difficultés rencontrées par de nombreuses enseignes de mode ces dernières années. Plusieurs marques historiques ont disparu ou réduit fortement leur présence face à la transformation rapide du marché et à la concurrence du commerce numérique.

Les centres-villes et les galeries commerciales sont particulièrement touchés par cette évolution. Pour les salariés et les clients fidèles de l’enseigne, cette disparition marque la fin d’une marque présente depuis plus de cinquante ans dans le paysage commercial français.

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