Énergie : les contrats fixes repartent à la hausse en Belgique, un fournisseur échappe à la tendance

Les nouveaux tarifs de l’énergie entrent en vigueur en septembre avec des hausses pour les contrats fixes, sur fond de tensions sur le gaz.

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Énergie : les contrats fixes repartent à la hausse en Belgique, un fournisseur échappe à la tendance. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les ménages belges qui mettent à jour leurs contrats d’énergie découvrent des tarifs moins favorables qu’il y a quelques semaines en ce début du mois de septembre. Dans un contexte marqué par une forte remontée des prix du gaz sur les marchés de gros, la grande majorité des fournisseurs ont revu leurs offres à la hausse. D’ailleurs, le prix du MWh dépasse désormais un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 2022.

Depuis mardi 1er septembre, les nouveaux tarifs d’énergie en Belgique confirment les craintes annoncées ces dernières semaines. En effet, les contrats fixes de gaz augmentent chez la plupart des fournisseurs, alors que les prix de gros continuent de progresser. Cependant, une exception se distingue chez Luminus, ce dernier propose désormais l’offre fixe de gaz la plus intéressante du marché belge, même si son prix reste supérieur aux meilleures offres proposées en août.

Cette hausse intervient alors que les fournisseurs répercutent progressivement les tensions constatées sur les marchés internationaux. Les contrats fixes intègrent généralement les anticipations des acteurs du secteur, ce qui explique pourquoi les évolutions des prix de gros peuvent se retrouver rapidement dans les nouvelles offres destinées aux particuliers.

Le gaz européen franchit un nouveau seuil 

Le marché du gaz connaît une nouvelle période de forte tension. Comme le rapporte la RTBF, mardi, le prix du MWh a dépassé le seuil des 70 euros sur le marché néerlandais TTF (qui sert de référence pour les échanges de gaz en Europe). Il s’agit d’un niveau inédit depuis la crise énergétique de 2022. Cette flambée s’explique en particulier par la reprise des tensions au Moyen-Orient, avec de nouveaux affrontements entre l’Iran et les États-Unis.

La situation nourrit ainsi les inquiétudes concernant l’approvisionnement en énergie en provenance des pays du Golfe, cette région reste très influente pour les marchés mondiaux du pétrole et du gaz. Ce n’est pas tout, les réserves européennes ajoutent une pression supplémentaire. En effet, les stocks de gaz se trouvent à un niveau plus bas qu’espéré à l’approche de l’hiver, ce qui renforce la sensibilité du marché aux événements géopolitiques.

Pour les ménages utilisant le gaz pour se chauffer, cette évolution peut avoir des conséquences importantes. Une hausse de 1 centime par kWh de gaz représente environ 200 euros supplémentaires par an sur la facture d’un foyer moyen chauffé avec cette énergie.

L’électricité progresse aussi, mais avec un effet moins marqué sur les factures d’énergie

Les contrats d’électricité connaissent eux aussi une hausse en septembre, mais cette évolution reste nettement moins forte que pour le gaz. Une augmentation de 1 centime par kWh d’électricité représente environ 50 euros supplémentaires par an pour un ménage moyen. Face à ces nouveaux tarifs, la question du choix entre un contrat fixe et un contrat variable revient au premier plan.

Les offres fixes apportent une protection contre une éventuelle nouvelle hausse pendant la durée prévue au contrat, mais elles intègrent déjà les incertitudes actuelles du marché. Les contrats variables suivent davantage l’évolution des prix de gros. Ils peuvent donc devenir plus intéressants si les marchés repartent à la baisse, mais ils exposent aussi les consommateurs à de nouvelles augmentations.

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