Droits de douane USA-UE : l’économie belge et ses entreprises sous pression

L’accord USA-UE sur les droits de douane pourrait perturber l’économie belge, affectant plusieurs secteurs clés, dont l’industrie pharmaceutique.

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Droits de douane USA-UE : l'économie belge et ses entreprises sous pression. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

L’accord sur les droits de douane entre l’UE et les États-Unis impose une surtaxe de 15 % sur les produits européens exportés. Si l’incertitude diminue, les conséquences pour l’économie belge pourraient être lourdes. Cet accord, bien que salvateur à court terme, suscite de vives inquiétudes sur la compétitivité et l’avenir de plusieurs secteurs clés.

Fin juillet, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et Donald Trump ont convenu d’une surtaxe de 15 % sur les produits européens destinés aux États-Unis. Un accord qui met fin à des mois d’incertitude, mais qui reste préoccupant pour les entreprises belges, en particulier dans le secteur pharmaceutique. La surtaxe est similaire à celle obtenue par le Japon mais bien plus élevée que les 10 % obtenus par le Royaume-Uni en mai.

Côté positif, les entreprises se réjouissent de la fin d’une période d’instabilité. La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) considère cet accord comme un soulagement, soulignant que, sans celui-ci, les tensions auraient pu aboutir à des hausses tarifaires pouvant atteindre 30 %. L’accord permet d’éviter l’escalade et de maintenir une relation commerciale plus stable avec les États-Unis, le quatrième partenaire commercial de la Belgique.

Des droits de douane qui suscitent de nombreuses interrogations.

Cependant, les acteurs économiques belges restent préoccupés par l’impact de cette surtaxe. Le taux de 15 % est nettement supérieur à celui des droits de douane appliqués avant la guerre commerciale, qui étaient de 1,47 % en moyenne. Agoria, la fédération technologique, et Fevia, la fédération de l’industrie alimentaire, estiment que cette nouvelle taxe risque de nuire à la compétitivité des entreprises belges spécialisées dans l’exportation.

Le secteur pharmaceutique, crucial pour l’économie belge, se trouve dans l’incertitude. Alors que von der Leyen assure que 15 % est un plafond, certains membres de l’administration américaine insistent sur le fait que ce taux pourrait être réévalué à la hausse. L’impact sur les exportations de médicaments, qui représentent 24 % des exportations belges vers les États-Unis, pourrait être considérable.

Enfin, si l’accord n’affecte pas directement les consommateurs belges, une augmentation des prix des produits énergétiques américains pourrait avoir un impact à moyen terme. L’UE doit acheter pour 750 milliards de dollars de produits énergétiques américains, renforçant ainsi la dépendance au gaz américain, ce qui pourrait conduire à une hausse des prix pour les ménages belges.

 

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