Cohabitation légale en Belgique : Pourquoi les déclarations ont chuté en 2024 ?

En 2024, le nombre de déclarations de cohabitation légale a diminué en Belgique, signalant un changement dans les modèles de relations légales du pays.

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Cohabitation légale
Cohabitation légale en Belgique : Pourquoi les déclarations ont chuté en 2024 ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

La cohabitation légale en Belgique continue de séduire de nombreux couples, mais en 2024, une tendance surprenante est apparue : le nombre de déclarations a légèrement diminué. Si cette forme de reconnaissance légale reste populaire, un recul des enregistrements a été constaté dans toutes les régions du pays. Quelles sont les raisons de cette diminution et quelles sont les conséquences pour les couples belges ?

En 2024, le nombre de déclarations de cohabitation légale a chuté dans l’ensemble des régions belges. En Flandre, la baisse a été de 3,9%, tandis qu’en Wallonie, elle a atteint 6,1%. À Bruxelles, la réduction a été encore plus marquée avec une diminution de 13,4%, rapporte la RTBF. Ce phénomène n’est pas isolé et s’inscrit dans une tendance générale de transformation des structures familiales en Belgique. Bien que la cohabitation légale reste une option populaire pour de nombreux couples, le nombre de nouveaux enregistrements a diminué, mettant en lumière des évolutions dans les choix de vie des Belges.

La cohabitation légale : une option pour les couples non liés par le sang

En 2024, les statistiques ont révélé que la quasi-totalité des nouvelles déclarations (99,5%) concernaient des partenaires sans lien de parenté. Les cohabitations légales entre parent et enfant ou entre frères et sœurs restent marginales, avec seulement 164 déclarations dans ce contexte. Cette dynamique montre une tendance claire vers des relations qui ne sont pas influencées par des liens familiaux directs, mais qui concernent principalement des partenaires de la même génération et, dans la grande majorité des cas, de la même nationalité. L’âge médian pour une première cohabitation légale est de 29,59 ans, ce qui indique que les jeunes adultes choisissent de plus en plus cette option pour officialiser leur union.

La fin des cohabitations légales en forte hausse

En parallèle, une autre tendance notable est l’augmentation du nombre de cohabitations légales qui prennent fin. En 2024, ce chiffre a augmenté de 6,5%, atteignant 30.835 ruptures de cohabitation. La plupart de ces ruptures ont été motivées par un mariage (plus de la moitié), tandis qu’un tiers des cohabitations légales ont été dissoutes d’un commun accord. Un nombre plus restreint de ruptures s’explique par un décès ou une décision judiciaire. La durée médiane des cohabitations légales est de 4,88 ans, ce qui reflète une durée relativement courte dans certains cas.

La cohabitation légale, une alternative au mariage

Bien que le nombre de nouvelles déclarations de cohabitation légale ait diminué, cette forme de reconnaissance légale reste une alternative populaire au mariage. Elle permet aux couples de bénéficier de certains avantages légaux tout en préservant une certaine flexibilité. Cependant, les ruptures en hausse montrent également que, pour certains, cette solution reste temporaire, voire une étape avant un mariage ou une séparation.

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