Entre les variations des prix de l’énergie et les différences de rendement des appareils, comparer les modes de chauffage n’est pas toujours simple. En Belgique, le bois reste le combustible le moins cher au kilowattheure, mais ce classement change dès que l’on tient compte de la performance des équipements.
Pour comparer les différentes sources d’énergie, il faut ramener leur coût à une même unité : le kilowattheure. À ce jeu, le bois en bûches arrive en tête avec un prix d’environ 6 centimes d’euro par kWh. Derrière viennent les pellets, puis le mazout et le gaz. L’électricité apparaît beaucoup plus chère lorsqu’on regarde uniquement le prix payé par kilowattheure. Son coût se situe autour de 35 à 38 centimes par kWh. Ces montants peuvent varier selon la région, le fournisseur, le type de contrat et la consommation du ménage.
Sur les cinq dernières années, l’électricité est restée nettement au-dessus des autres sources de chauffage. Le bois se distingue aussi par une évolution plus stable. Ses prix sont moins directement exposés aux fortes variations internationales qui touchent le gaz et le pétrole.
Le prix du combustible ne suffit pas pour comparer les chauffages
Comme l’explique RTL, le classement change dès qu’on s’intéresse à la quantité de chaleur réellement produite dans le logement. Avec un poêle à bois ou à pellets, une chaudière au gaz ou au mazout, le raisonnement simplifié consiste à considérer qu’1 kWh consommé produit environ 1 kWh de chaleur. Même logique pour un radiateur électrique classique.
Dans la réalité, le rendement exact dépend du type d’appareil, de son âge, de son entretien et de l’isolation du logement. Une ancienne chaudière peut perdre davantage d’énergie qu’un équipement récent. C’est donc le coût de la chaleur réellement obtenue qui intéresse le ménage, et pas seulement le tarif affiché du combustible. Cette différence explique pourquoi l’électricité, malgré son prix élevé au kWh, peut rester compétitive avec certains équipements. Le cas le plus parlant est celui de la pompe à chaleur.
Avec une pompe à chaleur, le coût de l’électricité change complètement
Une pompe à chaleur ne transforme pas simplement l’électricité en chaleur. Elle utilise l’électricité pour récupérer les calories présentes dans l’air, le sol ou l’eau. Avec un coefficient de performance de 3,5, une pompe à chaleur peut produire environ 3,5 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité consommé. Si l’électricité coûte entre 35 et 38 centimes par kWh, le coût théorique de la chaleur tombe alors autour de 10 à 12 centimes par kWh thermique.
Ce calcul explique pourquoi comparer directement l’électricité au bois ou au gaz peut être trompeur. Un radiateur électrique classique reste cher à l’usage, alors qu’une pompe à chaleur peut diviser fortement la quantité d’électricité nécessaire pour chauffer une pièce. Le bois conserve malgré tout un avantage évident sur le prix brut, avec environ 6 centimes par kWh. Il suppose en revanche un espace de stockage, de la manutention et un appareil adapté. Les pellets demandent eux aussi un équipement dédié et peuvent connaître des variations de prix selon les saisons.
Le gaz et le mazout restent plus exposés aux tensions internationales. Leur prix peut évoluer rapidement en fonction des cours de l’énergie, de la géopolitique et des coûts d’approvisionnement.








