La rentrée 2026 ne ressemble pas aux précédentes pour de nombreux élèves en Fédération Wallonie-Bruxelles. Entre nouveaux tests en primaire, exigences renforcées pour les examens et installation progressive du tronc commun en secondaire, les habitudes scolaires évoluent fortement.
Plusieurs mesures vont directement modifier le quotidien des enfants dès ce lundi 24 août. Voici ce qui change concrètement selon leur niveau.
Un nouveau test arrive en quatrième primaire
Pour les élèves qui entrent en quatrième primaire, l’année commencera avec une nouvelle étape d’évaluation.
Entre le 15 et le 30 septembre, toutes les écoles organiseront le test CLÉ, pour « Calculer, Lire, Écrire ». Son objectif n’est pas de sanctionner les élèves mais de permettre aux enseignants d’évaluer leur niveau à ce moment précis de leur parcours.
Ce test n’a donc aucune valeur certificative. Il ne donnera pas lieu à une note et les enfants n’auront pas besoin de réviser spécifiquement avant de le passer.
L’idée est surtout de détecter rapidement d’éventuelles difficultés afin de proposer un accompagnement adapté. Les enseignants pourront ainsi mieux cibler les besoins des élèves avant que les lacunes ne deviennent plus importantes.
Le CEB devient plus exigeant dès la sixième primaire
Pour les élèves de sixième primaire, le changement sera plus visible. L’obtention du CEB devient plus difficile. Il faudra désormais atteindre une moyenne de 60 %, contre 50 % auparavant, tout en obtenant au minimum 50 % dans chaque matière.
Ce nouveau seuil ne concerne pas uniquement le certificat d’études de base. Il s’appliquera également au CE1D en deuxième secondaire et au CESS en fin de secondaire.
En cas d’échec au CEB, plusieurs possibilités existent désormais. Le jury d’école pourra décider d’accorder malgré tout le certificat et permettre le passage en secondaire. Il pourra aussi refuser le CEB mais autoriser l’entrée en première secondaire avec un accompagnement renforcé.
Dernière possibilité : maintenir l’élève en sixième primaire, une décision qui doit rester exceptionnelle. Si un élève entre finalement en secondaire sans avoir obtenu son CEB, il pourra encore l’obtenir lors de son passage en deuxième secondaire.
Le tronc commun transforme la première secondaire
Les élèves qui arrivent en première secondaire découvrent, eux aussi, un nouvel environnement scolaire.
Avec l’arrivée du tronc commun, l’organisation des cours évolue. De nouvelles matières apparaissent dans les horaires et certaines disciplines sont regroupées.
Le cours d’Éducation culturelle et artistique (ECA) fait notamment son entrée. Il sera assuré par plusieurs enseignants spécialisés qui se relaieront au fil de l’année.
La formation numérique, déjà présente dans les années suivantes, sera désormais proposée dès la première secondaire avec deux périodes par semaine.
Les cours d’histoire, de géographie, d’économie et de sciences sociales seront regroupés dans un nouveau bloc appelé FHGES, qui représentera quatre périodes hebdomadaires.
Un cours de formation manuelle, technique et technologique (FMTT) apparaît également dans l’horaire, à raison d’une heure par semaine.
Les élèves bénéficieront aussi de deux heures d’accompagnement personnalisé chaque semaine. L’objectif est de mieux identifier les difficultés et d’aider les jeunes avant qu’elles ne s’installent.
Les établissements devront également organiser des activités de découverte des métiers afin de favoriser l’orientation des élèves, note Sudinfo.
Le redoublement devient une solution de dernier recours
La réforme modifie aussi la manière d’aborder les difficultés scolaires. Le redoublement n’est plus censé être la première réponse lorsqu’un élève rencontre des problèmes. Les écoles doivent privilégier l’accompagnement personnalisé et les dispositifs de remédiation avant d’envisager un maintien dans une année scolaire.
Cela ne signifie pas que le redoublement disparaît totalement. Il reste possible lorsque les autres solutions ne suffisent pas, mais il doit désormais intervenir après une analyse plus approfondie de la situation de l’élève.
Avec ces changements, la rentrée 2026 marque donc une nouvelle étape dans la réforme de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, avec un objectif affiché : mieux accompagner les élèves tout au long de leur parcours et limiter les difficultés prises en charge trop tardivement.








