Les épargnants belges auront bientôt une nouvelle occasion de faire travailler leur argent directement auprès de l’État. L’Agence fédérale de la Dette lancera une nouvelle émission de bons d’État à partir du 26 août, avec deux formules destinées aux particuliers.
Entre un placement à court terme sur un an et un investissement sur dix ans, les rendements proposés pourraient attirer les Belges à la recherche d’une alternative aux produits d’épargne classiques.
Deux nouveaux bons d’État ouverts aux particuliers
Comme quatre fois par an, l’État belge va permettre aux citoyens de lui prêter directement une partie de leur épargne. La prochaine période de souscription débutera le 26 août.
Les particuliers pourront souscrire jusqu’au 2 septembre via le service des Grands Livres de l’Agence fédérale de la Dette. Ceux qui passeront par une banque participante auront jusqu’au 3 septembre pour participer à l’émission, qui aura lieu officiellement le 4 septembre.
Cette nouvelle campagne proposera deux durées différentes. Le premier produit sera un bon d’État à un an, destiné aux épargnants qui souhaitent placer leur argent sur une période courte. Le second sera un bon d’État à dix ans, davantage adapté aux personnes prêtes à immobiliser leur capital plus longtemps.
Le principe reste le même : l’investisseur prête une somme à l’État belge, qui s’engage à rembourser le capital à l’échéance tout en versant des intérêts selon un taux fixé à l’avance.
Un rendement net qui peut atteindre 2,59 %
Cette nouvelle émission mise principalement sur son rendement. Le bon d’État à un an affichera un rendement brut de 2,75 %, soit 1,925 % net après prélèvement fiscal. Pour le placement à dix ans, le rendement brut atteindra 3,7 %, ce qui correspond à 2,59 % net, comme le relève Le Soir.
Ces taux peuvent séduire les épargnants qui cherchent une rémunération supérieure à celle de nombreux comptes d’épargne traditionnels, même si la durée de blocage de l’argent reste un élément important à prendre en compte.
L’investissement présente toutefois les caractéristiques classiques d’une obligation d’État. Le remboursement dépend notamment de la capacité de l’État belge à honorer ses engagements, tandis que la valeur du titre peut évoluer si l’investisseur souhaite le revendre avant son échéance.
Un placement devenu populaire auprès des Belges
Les bons d’État ont gagné en popularité ces dernières années, notamment après la forte mobilisation des épargnants lors des précédentes émissions.
L’objectif pour l’État est double. Diversifier ses sources de financement et permettre aux citoyens de participer directement au financement de la dette publique.
Lors de l’émission de juin dernier, l’Agence fédérale de la Dette avait récolté 262 millions d’euros. Même si cette somme reste limitée par rapport à l’ensemble de la dette belge, elle témoigne de l’intérêt des particuliers pour des placements considérés comme simples à comprendre et offrant un rendement connu dès le départ.
Les bons d’État sont généralement émis plusieurs fois par an, avec des durées variables selon les campagnes. Ils permettent aux investisseurs de connaître à l’avance le montant des intérêts versés et la date de remboursement du capital.
Avec cette nouvelle émission, l’État belge tente donc une nouvelle fois de séduire les épargnants qui disposent de liquidités et souhaitent obtenir un rendement fixe tout en prêtant directement à la puissance publique.








