La Belgique a instauré depuis le 1er janvier 2026 une taxe de 10 % sur les plus-values réalisées lors de la cession de produits financiers. Les investisseurs doivent désormais choisir entre un prélèvement automatique par la banque ou une déclaration personnelle au fisc.
La nouvelle taxe, mise en place par la coalition Arizona, concerne les actions, obligations, trackers (ETF) et certains produits d’assurance. Chaque vente d’un instrument financier générant un gain par rapport au prix d’achat est désormais imposable. Une exonération annuelle de 10 000 euros est toutefois prévue, permettant aux investisseurs de limiter l’impact fiscal sur de petites plus-values.
Le régime opt-in : préfinancer la taxe via la banque
Le régime dit opt-in consiste à laisser la banque effectuer la retenue à la source. Celle-ci calcule les plus-values imposables pour chaque transaction et les reverse au fisc. Cette option est simple et sécurisante pour l’investisseur : pas de calculs ni de démarches complexes, et la taxe est payée automatiquement. Elle conserve également l’anonymat fiscal des transactions.
Cependant, ce régime n’exclut pas totalement les démarches administratives. Pour bénéficier de l’exonération annuelle de 10 000 euros ou compenser des moins-values, le particulier doit déclarer ses gains via la déclaration fiscale. Comme le souligne auprès de l’Avenir Nicolas Claeys, coordinateur de Testachats Invest, « avec l’opt-in, vous préfinancez la taxe, mais vous avez la certitude de ne pas vous retrouver en défaut vis-à-vis du fisc. »
Plus-values et régime opt-out : déclarer soi-même ses gains
L’option opt-out permet de ne pas prélever la taxe à la source. Les investisseurs déclarent eux-mêmes leurs plus-values via la déclaration fiscale. L’avantage est d’éviter de payer un impôt qui pourrait ne pas être dû, notamment si les gains restent sous le seuil d’exonération ou si des moins-values peuvent être compensées.
Cette option exige toutefois une gestion rigoureuse et un suivi précis des transactions, et s’adresse donc surtout aux investisseurs expérimentés. Une erreur ou un oubli peut entraîner des conséquences fiscales lourdes.
Entrée en vigueur et perspectives
Pour les investisseurs utilisant des courtiers étrangers, le prélèvement automatique n’est généralement pas appliqué. Ils devront déclarer manuellement leurs plus-values. Dans ce cas, la tenue de relevés précis des transactions et des gains devient essentielle pour remplir correctement la déclaration fiscale.
La taxe ne s’applique pas encore à la déclaration fiscale actuelle (revenus 2025, exercice 2026). Elle sera effective pour la première fois en 2027. Les banques ont commencé à informer leurs clients et à proposer le choix entre opt-in et opt-out, afin que chaque investisseur puisse décider de la modalité la plus adaptée à son profil et à sa stratégie financière.








