Le chômage en Wallonie présente une évolution contrastée. Si les derniers chiffres révèlent une diminution du nombre de personnes inscrites comme demandeurs d’emploi, toutes les catégories de la population ne suivent pas cette tendance.
Selon les données publiées par le Forem, la Wallonie comptait 261 858 chercheurs d’emploi inoccupés fin septembre 2026. Ce chiffre représente une baisse de 2,8 % sur un an, mais une légère augmentation de 0,3 % par rapport au mois d’août. Le nombre d’inscrits reste donc relativement stable à court terme.
Parmi ces personnes, 63 388 bénéficiaient d’allocations de chômage ou d’insertion, soit 24,2 % du total. Les jeunes effectuant un stage d’insertion professionnelle représentaient 20 807 personnes. Ces différentes catégories traduisent la diversité des situations rencontrées par les chercheurs d’emploi wallons.

Le Forem recensait également 61 416 personnes inscrites obligatoirement, principalement à la demande des centres publics d’action sociale (CPAS). Elles représentaient 23,5 % des chercheurs d’emploi inoccupés. La catégorie la plus nombreuse regroupait les personnes inscrites librement, soit 44,4 % du total.
L’évolution varie fortement selon les tranches d’âge. Les 50 ans et plus enregistrent le recul annuel le plus marqué, avec une baisse de 10,6 %. Le nombre de demandeurs d’emploi diminue également chez les 30 à 39 ans (-3,7 %) et chez les 40 à 49 ans (-3,6 %).
La tendance est inverse chez les plus jeunes. Les moins de 25 ans enregistrent une hausse de 1,8 %, tandis que le nombre d’inscrits âgés de 25 à 29 ans augmente de 5,6 %. Ces deux catégories sont les seules à connaître une progression annuelle parmi les groupes d’âge présentés.

Pourquoi les chiffres doivent être interprétés avec prudence
Selon le Forem, le mois de septembre correspond traditionnellement à l’inscription des derniers jeunes ayant terminé leurs études. Cette période peut donc entraîner une augmentation du nombre de nouveaux chercheurs d’emploi, particulièrement parmi les personnes qui arrivent sur le marché du travail.
Les évolutions observées s’inscrivent également dans un contexte de réforme des allocations de chômage en Belgique. Le droit aux allocations de chômage complet est désormais limité à deux ans maximum, tandis que les allocations d’insertion sont plafonnées à un an. La durée du stage d’insertion professionnelle a également été ramenée à six mois.
Depuis juillet 2026, certains chômeurs en première période d’indemnisation, disposant de moins de cinq années d’expérience professionnelle, commencent par ailleurs à perdre leurs allocations en raison des nouvelles limitations.








