Inflation : le prix des courses risque encore d’augmenter en Belgique

L’inflation pourrait repartir à la hausse en Belgique dans les prochains mois avec des coûts d’énergie et de production qui pèsent sur les prix.

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Inflation : le prix des courses risque encore d’augmenter en Belgique. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

Les consommateurs belges pourraient voir leurs dépenses augmenter dans les prochains mois. Après plusieurs mois de ralentissement, l’inflation pourrait repartir à la hausse, notamment sous l’effet des prix de l’énergie et des futures négociations entre les producteurs alimentaires et la grande distribution.

Selon les prévisions du Bureau fédéral du Plan, l’inflation générale pourrait dépasser 5 % en janvier prochain. Cette évolution serait principalement liée au coût de l’énergie, alors que les tensions géopolitiques continuent de peser sur les marchés. Après une période de baisse, les prix du gaz, de l’électricité et des autres combustibles hors carburants ont recommencé à progresser. D’après Statbel, l’inflation liée à cette catégorie atteignait 13,1 % sur un an en août 2026.

Si les tensions internationales persistent, cette hausse pourrait continuer dans les prochains mois et se répercuter progressivement sur d’autres secteurs, notamment l’alimentation.

Les industriels alimentaires préparent des hausses de prix

Du côté des producteurs alimentaires, le message est déjà clair avant l’ouverture des négociations annuelles avec les enseignes de distribution. La fédération Fevia, qui représente l’industrie alimentaire belge, estime que les entreprises devront demander des augmentations de prix en 2027. « Pour 2027, il est certain que les entreprises vont demander des hausses de prix », explique Aurélie Gerth, directrice de la communication de Fevia.

Elle justifie cette positon par la hausse de plusieurs postes de dépenses : « Les crises, géopolitiques et climatiques, se succèdent, poussant à la hausse le coût des matières premières, du transport, de l’énergie et des emballages. Pour 2026, nos membres évoquent en moyenne des augmentations de coûts de production de 10 à 20 %, avec de fortes différences selon les catégories. »

Selon la fédération, les entreprises alimentaires n’ont pas toujours réussi à répercuter totalement ces augmentations auprès des distributeurs. « Il devient de plus en plus difficile de répercuter ces hausses, notamment à cause de la forte guerre des prix entre supermarchés en Belgique, ce qui comprime les marges », précise Aurélie Gerth. Les industriels estiment ainsi que l’évolution des prix en magasin ne reflète pas toujours la totalité de la hausse des coûts supportés par les producteurs.

Des négociations sous pression entre producteurs et supermarchés

Les discussions annuelles entre les fabricants alimentaires et la grande distribution devraient donc être particulièrement tendues. Les producteurs souhaitent préserver leurs marges face à la hausse des coûts, tandis que les supermarchés cherchent à limiter les augmentations pour ne pas pénaliser les consommateurs. Les enseignes doivent également composer avec leurs propres contraintes économiques.

Une hausse trop importante des prix pourrait peser sur la consommation, alors que le pouvoir d’achat reste une préoccupation majeure pour de nombreux ménages. La situation dépendra aussi de l’évolution des marchés de l’énergie et des matières premières. Le Bureau fédéral du Plan souligne néanmoins que le scénario actuel ne devrait pas provoquer une flambée comparable à celle observée après le début de la guerre en Ukraine.

« Il ne faut toutefois pas s’attendre à un impact comparable à celui de 2022-2023, parce qu’on ne prévoit pas à ce moment une flambée de l’énergie aussi forte qu’après le début de la guerre en Ukraine », indique Ariane Reyns, responsable des prévisions de l’inflation au Bureau fédéral du Plan.

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