Le prix du carburant explose : certains Belges paient plus de 3 000 euros par an pour travailler

Les prix des différents carburants atteignent de nouveaux sommets et alourdissent fortement le budget des automobilistes belges.

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Le prix du carburant explose : certains Belges paient plus de 3 000 euros par an pour travailler. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Le prix des carburants continue de peser sur le budget des automobilistes belges. Avec un diesel B7 désormais affiché à 2,407 euros le litre et une essence 95 E10 à 2,058 euros le litre, les trajets quotidiens pour aller travailler représentent une dépense de plus en plus lourde pour de nombreux ménages.

Depuis vendredi, le prix maximal du diesel a augmenté de 5,1 centimes par litre, passant de 2,356 euros à 2,407 euros. Cette nouvelle hausse intervient après plusieurs progressions enregistrées ces derniers mois. Le diesel avait déjà franchi le seuil des 2 euros le litre durant l’été avant de repartir à la hausse. Pour les automobilistes qui utilisent leur voiture chaque jour pour rejoindre leur emploi, ces quelques centimes supplémentaires finissent par représenter plusieurs centaines d’euros sur une année.

Les calculs réalisés sur une base de 220 jours de travail montrent que la facture peut rapidement atteindre plusieurs milliers d’euros selon la distance parcourue. Avec un véhicule diesel consommant 5,5 litres aux 100 kilomètres, un salarié habitant à 15 kilomètres de son lieu de travail dépense environ 871 euros par an uniquement en carburant. À 30 kilomètres, la facture atteint 1 742 euros. Pour une personne parcourant 50 kilomètres matin et soir, soit 100 kilomètres par jour, le coût grimpe à environ 2 904 euros par an, soit près de 264 euros par mois.

Ces montants concernent uniquement les déplacements professionnels et ne prennent pas en compte l’entretien du véhicule, l’assurance ou les autres déplacements du quotidien. « De nombreuses entreprises, particulièrement en dehors des grands centres urbains et dans les zones d’activité économique, restent difficilement accessibles en transports publics », explique Lorenzo Stefani, le porte-parole de Touring. « Pour ces personnes, prendre la voiture n’est pas un choix de confort : c’est souvent la seule manière réaliste d’aller travailler », rapporte Sudinfo.

L’essence et les véhicules hybrides restent eux aussi coûteux

Passer à l’essence ne garantit pas forcément une facture plus faible. Avec un litre à 2,058 euros, une petite voiture consommant 5,5 litres aux 100 kilomètres représente une dépense annuelle d’environ 748 euros pour un trajet domicile-travail de 15 kilomètres. Pour une distance de 30 kilomètres, le coût atteint 1 496 euros, tandis qu’un trajet quotidien de 100 kilomètres fait grimper la facture à environ 2 493 euros par an.

Avec une voiture essence consommant en moyenne 6,5 litres aux 100 kilomètres, la dépense atteint 884 euros pour 15 kilomètres, 1 767 euros pour 30 kilomètres et jusqu’à 2 946 euros pour 50 kilomètres. Les véhicules hybrides permettent de réduire certaines dépenses, mais ils restent eux aussi sensibles au prix du carburant. Pour un full hybrid, la facture annuelle liée aux trajets domicile-travail est estimée à 816 euros pour 15 kilomètres, 1 632 euros pour 30 kilomètres et 2 719 euros pour 50 kilomètres.

Sur une année complète avec environ 15 000 kilomètres parcourus, le carburant représente environ 1 700 euros avec une petite essence sobre, 2 008 euros avec une essence moyenne, 1 854 euros avec un full hybrid et 1 980 euros avec un diesel.

Chaque hausse du prix à la pompe pèse davantage sur les longs trajets

Pour les automobilistes qui parcourent beaucoup de kilomètres, chaque variation du prix du carburant a des conséquences directes. Un conducteur réalisant 100 kilomètres par jour avec un diesel dépense environ 121 euros supplémentaires par an lorsque le litre augmente de 10 centimes. Avec une hausse de 20 centimes par litre, le surcoût atteint environ 242 euros sur une année.

Touring estime que cette situation concerne particulièrement les personnes qui vivent dans des zones moins bien desservies par les transports publics et qui n’ont pas d’alternative simple à la voiture. « L’État ne maîtrise évidemment pas le cours du pétrole ni les marchés internationaux. En revanche, il maîtrise une partie importante de la fiscalité qui compose le prix payé à la pompe. On ne peut pas demander à ceux qui n’ont pas d’alternative à la voiture de simplement subir la hausse », conclut l’organisation.

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