Allocations chômage : 400 000 demandes non payées à temps, situation alarmante pour les chômeurs

Près de 400 000 demandes de chômage n’ont pas été payées à temps l’an dernier, créant des difficultés financières pour de nombreux ménages en Belgique.

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Allocations chômage : 400 000 demandes non payées à temps, situation alarmante pour les chômeurs. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Près de 400 000 demandes de chômage n’ont pas été payées à temps en Belgique l’an dernier, plongeant de nombreux ménages dans des difficultés financières. Cette situation, rapportée par Het Nieuwsblad et Gazet van Antwerpen et confirmée par le ministre de l’Emploi, David Clarinval (MR), résulte principalement de retards dans le traitement des dossiers.

En réponse à une question parlementaire posée par le chef du groupe N-VA, Axel Ronse, il a été révélé que 391 435 demandes ont accusé un retard en 2024. Les deux plus grands syndicats du pays, l’ABVV/FGTB (151 027 dossiers en retard) et l’ACV/CSC (137 004 dossiers), ont été les plus touchés par ces retards. La Capac, la Caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage, bien que plus petite, a également contribué au problème avec 78 474 demandes non traitées à temps.

à quoi sont dûs ces retards dans le versement des allocations chômage

Le délai maximal entre la demande et le paiement des allocations chômage est de trois mois. Selon la CSC, dans 90 % des cas, les demandes sont traitées dans les temps. Cependant, les problèmes persistent pour de nombreux chômeurs, dont les dossiers sont souvent incomplets ou prêts trop tard. Dans ces situations, les organismes demandeurs sollicitent une prolongation de délai auprès de l’ONEM, l’Office national de l’emploi. Cela entraîne des retards, ce qui aggrave la précarité financière des chômeurs.

Face à ces retards, de plus en plus de chômeurs se tournent vers les CPAS pour obtenir des avances sur leurs allocations, ce qui souligne la gravité de la situation. Axel Ronse, le député N-VA, a critiqué ce système de gestion, soulignant que les retards dans le paiement des allocations plongent inutilement les travailleurs dans la précarité. Le parti N-VA plaide depuis plusieurs années pour une réforme, suggérant que les syndicats ne devraient plus être responsables du versement des allocations chômage. Pour eux, cette gestion serait trop complexe et source de retards inutiles pour les chômeurs.

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