La rentrée apporte son lot de changements pour les millions d’automobilistes français. Depuis ce mardi 1er septembre 2026, de nouvelles mesures concernent notamment l’achat de véhicules électriques, les aides financières, les taxis, les équipements sonores des voitures électriques et les sanctions liées à l’usage du téléphone au volant sont en vigueur.
L’une des principales nouveautés de cette rentrée concerne l’achat d’une voiture électrique d’occasion. En effet, une nouvelle prime financée par les certificats d’économies d’énergie (CEE) est désormais en vigueur. Cette aide ouverte à tous, sans condition de revenus, concerne les véhicules électriques immatriculés pour la première fois entre 2017 et 2023, dont le prix de vente reste inférieur à 25 000 euros et dont le poids ne dépasse pas 1,8 tonne.
Pour profiter de ce dispositif, l’achat doit être réalisé auprès d’un professionnel et le nouveau propriétaire doit conserver le véhicule pendant au moins trois ans. Ce n’est pas tout, la batterie doit également respecter certains critères, avec une capacité restante d’au moins 80 % de sa capacité initiale ou une autonomie résiduelle d’au minimum 200 kilomètres. Cette aide s’élève à 337 euros. Celle-ci peut monter fortement pour les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne, avec une prime comprise entre 2 000 et 2 360 euros.
Les aides pour les voitures électriques neuves évoluent également en cette rentrée. Dans le détail, les ménages appartenant aux 6e, 7e et 8e déciles de revenus (des revenus annuels compris entre 19 600 et 27 310 euros) peuvent bénéficier d’un soutien renforcé lorsqu’ils utilisent leur véhicule pour leur activité professionnelle et parcourent au moins 12 000 kilomètres par an. Cette aide peut atteindre 7 365 euros, voire 7 700 euros selon les offres proposées par les opérateurs CEE pour certains modèles.
Nouvelles règles pour les véhicules électriques
Les taxis disposent également d’un dispositif spécifique jusqu’au 31 décembre 2026. Les professionnels qui achètent un véhicule électrique neuf d’un prix inférieur à 65 000 euros peuvent recevoir une aide comprise entre 3 500 et 5 500 euros, la condition à respecter est que le véhicule et sa batterie soient produits en Europe. Il est nécessaire de préciser que les véhicules électriques et hybrides sont aussi concernés par une évolution réglementaire européenne.
Depuis 2019, ces modèles doivent produire un signal sonore artificiel à faible vitesse afin d’alerter les piétons de leur présence. À partir de ce mois de septembre, les règles de contrôle sont harmonisées dans toute l’Union européenne. Le son produit doit être compris entre 56 dB(A) et 75 dB(A). Il ne doit pas être monotone et doit varier d’au moins 0,8 % par km/h afin de rendre perceptibles les phases d’accélération et de ralentissement.
Les automobilistes doivent être plus vigilants
En ce mois septembre, la sécurité routière connaît une évolution majeure avec l’extension du retrait immédiat du permis en cas d’usage du téléphone au volant. Depuis le 1er septembre, la Drôme applique cette sanction dès la première infraction constatée. La Corrèze fait de même, mais avec une application en cas de récidive. Le nombre de départements concernés par cette évolution atteint désormais 15 territoires, parmi lesquels on retrouve les Landes, le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais, la Charente-Maritime, le Vaucluse, l’Ardèche ou encore l’Oise.
Dans les autres départements, l’usage du téléphone au volant reste sanctionné selon les règles habituelles. Le retrait du permis reste possible lorsqu’il accompagne une autre infraction au Code de la route.








