Le budget automobile subit de plus en plus le poids du carburant. Un automobiliste roulant à l’essence dépensait en moyenne 137 euros par mois alors qu’il suffit à un conducteur de véhicule électrique la somme de 46 euros par mois. C’est une analyse de juin 2026 qui le dit, que Roole Data a publié début septembre. C’est une conséquence directe de la hausse des prix du pétrole suite à la guerre au Moyen-Orient.
La hausse a été très rapide pour les voitures roulant à l’essence. Le budget mensuel moyen a augmenté de 25 euros en l’espace de six mois, passant de 112 euros en janvier à 137 euros en juin. Pour bien comprendre le niveau de cette hausse, il faut savoir que le carburant coûtait 119 euros par mois sur toute l’année 2025.
Le budget carburant grimpe de 25 euros en six mois
C’est dans le même sens que vont les prix du diesel. Le budget est passé de 98 euros en janvier à 119 euros en juin, ce qui représente une augmentation de 21 euros. En 2025, il atteignait en moyenne 94 euros par mois. Les voitures hybrides non rechargeables ne sont pas épargnées, leur dépense mensuelle de carburant a en effet nettement augmenté de 20 euros depuis le début de l’année pour atteindre 111 euros en juin dernier.
De son côté, l’hybride rechargeable limite davantage la facture, à condition de brancher régulièrement la voiture. Son budget carburant atteignait 88 euros par mois en juin, après une hausse de 10 euros en début d’année. Il est utile de préciser que la dépense réelle dépend évidemment du kilométrage, de la consommation du véhicule, du type de trajet et du prix payé à la station.
À 46 euros par mois, l’électrique creuse l’écart
Pour les véhicules électriques, la situation semble très différente. Selon les données de Roole Data, leur budget énergie est resté autour de 46 euros par mois pendant tout le premier semestre 2026., et il évolue très peu depuis août 2025. Sur l’ensemble de 2025, la moyenne atteignait 45 euros. En comparant les données de juin, l’écart atteint donc 91 euros par mois entre une voiture à essence et une électrique.
Sur une année entière, si ces niveaux restaient identiques, cela représenterait 1 644 euros pour l’essence contre 552 euros pour l’électricité, soit une différence théorique de 1 092 euros. Cette comparaison porte uniquement sur l’énergie nécessaire pour rouler, celle-ci ne permet pas, à elle seule, d’établir quelle motorisation coûte le moins cher au total. En effet, il existe plusieurs autres paramètres qui déterminent la facture que chaque automobiliste doit payer.
Le carburant au-dessus du seuil de 2 euros le litre
Cette envolée du budget carburant intervient dans un contexte pétrolier tendu. Début septembre, les prix moyens du SP95 et du gazole restaient supérieurs à deux euros le litre en France. Il faut dire, les tensions autour du détroit d’Ormuz impactent indirectement les prix à la pompe. Ce passage stratégique concentre près d’un quart de la production mondiale de pétrole selon les données reprises par BFM Business. Les inquiétudes entourant son fonctionnement se répercutent sur les cours du brut, puis sur les prix à la pompe.
Pour les automobilistes, l’écart entre les motorisations s’est donc nettement creusé en quelques mois. Là où la dépense énergétique d’une électrique est restée quasiment stable, les conducteurs dépendants du carburant subissent directement la remontée des prix pétroliers. À kilométrage comparable, cette différence devient désormais un poste à regarder de près dans le calcul du coût d’une voiture.








