Quitter son appartement pour vivre sur quatre roues, c’est le choix fait par une jeune femme de 31 ans qui a transformé un camping-car de seulement 12 m² en logement permanent. Son objectif ne se limite pas à réduire ses dépenses. Elle veut surtout pouvoir voyager sans être attachée à une adresse fixe et travailler à distance.
La jeune femme, une Espagnole nommée Diana Cabezas, ne paie ni loyer, ni électricité, selon les informations du quotidien El Español, rapportées notamment par Marie-France. Cette situation lui permet de supprimer les principales dépenses directement liées à un logement traditionnel, même si elle rappelle elle-même que l’achat et l’entretien d’un camping-car représentent un investissement important.
Son choix est motivé par la hausse du coût de la vie. En France, à titre d’exemple, le logement reste le premier poste de consommation des ménages. Selon les dernières données complètes de l’Insee, les dépenses consacrées au logement représentaient 27,8 % de la consommation finale des ménages en 2024, devant l’alimentation et les transports.
Un camping-car de 12 m² transformé en véritable logement
Diana ne s’est pas lancée dans cette aventure uniquement pour économiser. Elle explique avoir longtemps souhaité vivre sur la route. À 14 ans, elle aurait découvert des images d’un couple voyageant dans un véhicule et commencé à imaginer un mode de vie similaire. Des années plus tard, elle a concrétisé ce projet.
Elle avait auparavant acheté une camionnette dans l’intention de l’aménager. Elle l’a finalement vendue pour financer l’achat d’un camping-car d’occasion. Elle insiste sur le fait que cette décision n’était pas nécessairement la solution la moins chère : « Ce n’était pas tant pour des raisons purement économiques, car un camping-car tout équipé coûte cher et j’aurais pu me payer un appartement dans une petite ville ».
Ce qu’elle recherche avant tout, c’est la mobilité. « C’était surtout parce que je ne voulais pas être attachée à une maison, à un seul endroit. Ce que j’apprécie le plus, c’est la liberté de voyager d’un endroit à l’autre sans être sédentaire », affirme-t-elle.
En janvier 2026, elle expliquait avoir déjà parcouru une grande partie de l’Espagne ainsi qu’une partie du Portugal. Elle envisageait également de traverser le détroit de Gibraltar pour rejoindre le Maroc. Ses déplacements restent toutefois organisés par périodes, avec des voyages pouvant durer jusqu’à deux semaines.
Son activité professionnelle se prête également à cette existence itinérante. Diana est chanteuse dans une formation musicale et cherche parallèlement à développer une activité de nomade numérique grâce au télétravail et à ses réseaux sociaux.
Pas de loyer, mais une organisation indispensable
La suppression du loyer ne signifie pas que la vie en camping-car est gratuite. L’achat du véhicule, l’assurance, le carburant, l’entretien, les réparations et les différents frais liés aux déplacements restent à financer. Diana dispose notamment d’une assurance couvrant son véhicule, sa personne et son chien.
La gestion de l’eau constitue également une contrainte quotidienne. Les réservoirs doivent être régulièrement remplis et vidés, tandis que certaines tâches, comme la lessive, nécessitent de trouver des équipements extérieurs. Diana utilise des applications pour localiser les endroits où elle peut accéder aux services nécessaires.
La vie dans 12 m² impose aussi une organisation rigoureuse. Malgré ces contraintes, elle estime que son véhicule est particulièrement bien équipé : « Mon camping-car est bien mieux équipé qu’une chambre louée », assure-t-elle.
Elle reconnaît toutefois que ce mode de vie ne convient pas à tout le monde. La solitude et le manque d’espace peuvent notamment peser sur le quotidien. Pour éviter une décision trop précipitée, elle conseille donc de tester cette existence avant d’investir : « Ce n’est pas pour tout le monde. Je recommande de louer d’abord un van ou un camping-car et de faire un essai. Mais si ça vous plaît ensuite, foncez ! J’ai acquis plus d’expérience pendant cette période que durant toute ma vie », explique-t-elle.








