Un couple de retraités belge a découvert avec stupeur une facture d’eau de plus de 76 000 €, conséquence d’une fuite indétectable qui a duré plusieurs mois sous leur habitation. L’affaire illustre les risques de certaines fuites enterrées ou invisibles, capables de passer totalement inaperçues tout en générant une consommation massive.
Lucien Coppens, 83 ans, et son épouse Mariette De Clercq, 79 ans, vivent dans la région de Deurle, près de Gand. Leur consommation habituelle d’eau, d’environ 70 m³ par an, a soudainement été multipliée par près de 80, atteignant 5 597 m³ sur l’année concernée. Le compteur, situé à distance de la maison, continuait de tourner sans alerter le couple, aucune baisse de pression n’étant perceptible dans leur logement, rapporte le média belge 7sur7.
Une fuite sous la maison passée totalement inaperçue
La fuite s’est produite dans un vide sanitaire sous la maison, sur une canalisation ancienne qui s’est progressivement détériorée. L’eau s’est écoulée directement dans le sol, sans signe visible à l’intérieur du logement.
C’est lors d’un relevé de compteur que Mariette a constaté une anomalie majeure : « J’ai vu que le compteur tournait à toute vitesse, alors qu’aucun robinet n’était ouvert dans la maison », a-t-elle expliqué. Elle a immédiatement coupé l’arrivée d’eau générale et contacté le fournisseur pour signaler une fuite.
Selon les explications de leur fils, la canalisation concernée se trouvait dans une structure enterrée divisée en plusieurs compartiments, ce qui a rendu la fuite totalement indétectable au quotidien. Pendant toute la période concernée, les occupants n’ont remarqué ni bruit, ni baisse de pression.
Une facture de 76 281 € et un remboursement partiel envisagé
L’exploitant du réseau, Farys, a adressé une facture de 76 281 € au couple, basée sur cette consommation exceptionnelle. Le fournisseur a confirmé qu’une intervention est possible via un mécanisme de solidarité en cas de fuite cachée, permettant de ne pas facturer l’intégralité du volume perdu.
Dans ce type de situation, les règles appliquées prévoient généralement une prise en charge partielle de la surconsommation. La part correspondant à la consommation « normale » reste due, tandis qu’une partie du volume excédentaire peut faire l’objet d’un ajustement.
Dans le cas du couple, même avec une réduction estimée pouvant atteindre 90 % sur la surconsommation, le reste à charge pourrait encore dépasser 11 000 €. Une somme difficile à assumer pour des retraités vivant avec environ 2 200 € de pension mensuelle.
Le fournisseur évoque la possibilité d’un arrangement à l’amiable et l’intervention d’une commission de solidarité pour réduire l’impact financier. De son côté, la famille conteste le montant et envisage une procédure, estimant qu’aucun signe extérieur ne permettait de détecter la fuite et qu’un système de compteur plus moderne aurait pu éviter cette situation.








