Interdiction du barbecue : voici les zones où ça s’applique déja

Plusieurs sont passées à l’offensive quand à l’usage du barbecue.

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Barbecue
Cet été 2026, un simple barbecue au charbon dans votre jardin peut vous coûter 750 euros : voici les zones où l'interdiction s'applique déja - Crédit : Jardiland | Econostrum.info

Avec la sécheresse et le risque accru d’incendies, l’usage des barbecues fait l’objet de restrictions dans plusieurs départements français durant l’été 2026. Si les règles varient selon les préfectures, une interdiction existe déjà dans certaines zones sensibles, notamment à proximité des massifs forestiers. Un simple barbecue au charbon de bois peut ainsi entraîner une amende si les conditions ne sont pas respectées.

La réglementation française distingue plusieurs niveaux de restriction. Le Code forestier fixe une règle générale : il est interdit d’allumer ou de porter du feu dans les bois, forêts, landes, maquis et garrigues, ainsi que jusqu’à 200 mètres autour de ces espaces, sauf pour certaines personnes autorisées comme les propriétaires ou occupants disposant d’un droit sur le terrain.

Cette interdiction concerne notamment les barbecues installés en forêt, sur une aire de pique-nique boisée ou à proximité immédiate d’une végétation sèche. Elle s’applique même en dehors des épisodes de canicule lorsque les conditions prévues par le Code forestier sont réunies.

En période de risque élevé, les préfets peuvent renforcer ces mesures et interdire certains usages du feu sur tout ou partie d’un département. Les restrictions peuvent donc changer rapidement selon l’évolution de la météo, du vent et du niveau de sécheresse.

Durant l’été 2026, plusieurs arrêtés préfectoraux ciblent particulièrement les appareils fonctionnant avec un combustible solide, comme le charbon de bois ou le bois. Dans certains départements, les barbecues, braseros, méchouis et feux de camp utilisant ces combustibles sont interdits lorsque le risque d’incendie est jugé important.

Les interdictions les plus strictes concernent actuellement plusieurs départements confrontés à un risque élevé d’incendie. Dans la Loire, un arrêté préfectoral interdit sur l’ensemble du département l’allumage et l’usage des barbecues, braseros, méchouis et feux de camp utilisant un combustible solide (charbon de bois ou bois), à l’exception de certaines situations sur des parcelles privatives attenantes à une habitation, sous conditions de sécurité.

D’autres départements appliquent également des restrictions, mais selon des modalités différentes. C’est notamment le cas de l’Isère, où l'emploi du feu est strictement réglementé à l’intérieur et à moins de 200 mètres des bois, forêts et autres espaces sensibles, avec un renforcement des interdictions en fonction du niveau quotidien de risque incendie. Dans les Pays de la Loire (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée), des arrêtés temporaires peuvent également être pris lorsque le risque devient élevé ou très élevé, les mesures variant d’un département à l’autre selon les conditions météorologiques

Les barbecues électriques ou au gaz peuvent être autorisés dans certains secteurs lorsqu’ils sont utilisés dans des conditions sécurisées, mais cela dépend toujours de l’arrêté local. Il n’existe donc pas de règle nationale autorisant automatiquement un type d’appareil partout en France.

Avant d’allumer un barbecue dans son jardin ou lors d’un déplacement, il est donc conseillé de vérifier les consignes de sa préfecture ou de sa mairie. Une interdiction locale peut être plus stricte que la réglementation générale.

135 euros d’amende pour un barbecue interdit, jusqu’à 750 euros selon les cas

Le non-respect des règles sur l’usage du feu est sanctionné par une contravention de 4e classe. Selon l’article R163-2 du Code forestier, le fait d’allumer ou de porter du feu en violation des règles prévues par le Code forestier ou des mesures prises par le préfet est puni d’une amende de cette catégorie. En pratique, l’amende forfaitaire peut atteindre 135 euros. Le montant maximal prévu pour une contravention de 4e classe peut aller jusqu’à 750 euros.

Cette sanction ne doit pas être confondue avec les amendes liées aux restrictions d’eau en période de sécheresse. Le non-respect d’un arrêté sécheresse concernant l’usage de l’eau peut relever d’une contravention différente, avec une amende pouvant atteindre 1 500 euros.

Dans un jardin privé situé hors des zones concernées par les interdictions, le barbecue reste généralement possible, mais il faut respecter les éventuelles règles municipales ou de copropriété. Sur un balcon, ce sont souvent les règlements de copropriété et les arrêtés locaux qui déterminent ce qui est autorisé.

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