Des régies immobilières qui enfreignent la loi : Les locataires suisses peuvent récupérer leur argent grâce à cette astuce

Les frais de résiliation anticipée de bail imposés par les régies immobilières en Suisse sont non seulement illégaux, mais aussi une source de frustration pour de nombreux locataires.

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Des régies immobilières qui enfreignent la loi : Les locataires suisses peuvent récupérer leur argent grâce à cette astuce : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Les frais de résiliation anticipée de bail sont une pratique courante mais illégale imposée par certaines régies immobilières en Suisse. Malgré leur interdiction claire par le droit suisse, ces frais sont souvent inclus dans les contrats de bail, et c’est aux locataires qu’il revient de contester cette pratique. 

Cette situation met en lumière un déséquilibre entre les droits des locataires et les pratiques de certaines régies. Lorsque des frais sont prélevés sur la caution, comme cela est fréquemment observé, les locataires doivent prendre des mesures pour récupérer cet argent.

La légalité des frais de résiliation anticipée : une violation du droit suisse

En Suisse, la législation relative aux baux est définie par le Code des Obligations (CO), et plus spécifiquement par l’article 264, qui permet au locataire de résilier son bail avant la fin du contrat sous certaines conditions. L’une des conditions clés est que le locataire présente un remplaçant solvable que le bailleur ne peut raisonnablement refuser. Si cette condition est remplie, le locataire peut mettre fin à son bail sans avoir à payer des frais supplémentaires. Toutefois, de nombreuses régies immobilières incluent dans leurs contrats des clauses imposant des frais pour la résiliation anticipée, en dépit de leur illégalité.

La jurisprudence suisse, notamment une décision de 2015, a clairement établi que ces frais sont nuls et non avenus. Le locataire, en respectant les conditions de l’article 264 du CO, ne peut pas être contraint de payer des frais pour résilier son bail de manière anticipée. Ces frais sont considérés comme une violation des droits du locataire et sont donc illégaux.

Comment les locataires suisses peuvent récupérer leur argent ?

Face à la persistance de cette pratique illégale, les locataires suisses disposent de recours légaux pour récupérer les frais indûment prélevés. La première étape consiste à contester la demande de frais auprès de la régie immobilière. Si le bailleur persiste à imposer ces frais malgré l’argumentation juridique, il est conseillé de saisir la Commission de conciliation en matière de baux et loyers. Cette commission offre aux locataires un moyen rapide et efficace d’obtenir une décision officielle, souvent contraignante pour la régie.

Christian Dandrès, avocat et juriste à l’ASLOCA, explique que, dans la plupart des cas, après un ou deux courriers, les régies abandonnent leur demande de frais illégaux, rapporte la RTS. Cependant, si les frais ont été prélevés directement sur la caution ou d’autres sommes dues, la situation devient plus complexe, d’où l’importance de saisir la Commission de conciliation. Cette démarche permet d’obtenir rapidement le remboursement des frais indus sans devoir engager une procédure judiciaire coûteuse et longue.

Il est également important de noter que cette question ne concerne pas uniquement les frais de résiliation anticipée. D’autres frais illégaux peuvent être imposés par les régies, tels que les frais de sous-location ou les frais supplémentaires en cas d’avenant au bail (par exemple, lors d’un décès ou d’une séparation). Dans tous ces cas, les régies ne peuvent pas demander des frais pour l’exercice d’un droit qui revient au locataire. En conséquence, les locataires doivent être vigilants et connaître leurs droits afin de pouvoir réagir en cas de demande injustifiée.

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