Ce patron dépasse le million et devient le dirigeant public le mieux payé de Suisse

Dans les entreprises proches de la Confédération, un seul dirigeant a franchi la barre symbolique du million de francs en 2025.

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Ce patron dépasse le million et devient le dirigeant public le mieux payé de Suisse : Crédit : Keystone | Econostrum.info - Suisse

Le rapport annuel sur les salaires des cadres des entreprises proches de la Confédération réserve cette année un classement très commenté. En 2025, le dirigeant le mieux rémunéré du secteur public élargi suisse a été désigné.

Sa rémunération totale atteint 1’047’052 francs, ce qui fait de lui le seul patron concerné à dépasser la barre du million. Ce montant inclut différents éléments, dont une partie versée à la prévoyance professionnelle.

Vincent Ducrot seul au-dessus du million

Le seuil du million garde une valeur symbolique importante. En 2025, personne ne le franchit dans ce classement, à l’exception du patron des CFF, Vincent Ducrot. Derrière lui, l’écart reste limité, mais suffisant pour le maintenir en tête.

Selon l’Office fédéral du personnel (OFPER), la deuxième place revient au dirigeant de PostFinance, avec une rémunération totale de 974’818 francs. Fait intéressant, si l’on ne tenait compte que du salaire net, il passerait même devant Vincent Ducrot, avec 818’240 francs. Le classement global prend toutefois en compte l’ensemble de la rémunération, ce qui place les CFF au sommet.

La Poste arrive ensuite avec une rémunération de 859’085 francs pour son directeur de groupe. Une baisse notable par rapport à l’année précédente, mais qui s’explique surtout par une période de transition au sommet de l’entreprise.

La Poste recule après le départ de Roberto Cirillo

En 2024, Roberto Cirillo occupait encore la première place, avec une rémunération supérieure à un million de francs. Son départ en mars 2025 a changé la lecture des chiffres, indique Blick. Après lui, Alex Glanzmann a assuré l’intérim, avec une rémunération plus basse. Le nouveau patron, Pascal Grieder, n’a pris ses fonctions qu’en novembre, ce qui signifie qu’il n’a pas touché une année complète de salaire dans ce rôle.

La baisse observée à La Poste ne traduit donc pas forcément un changement profond de politique salariale. Elle reflète surtout une année particulière, marquée par un relais à la direction. Ce détail rappelle que les comparaisons d’une année à l’autre doivent être lues avec prudence, surtout lorsqu’un grand groupe public change de patron en cours d’exercice.

Le DETEC très présent dans le haut du classement

Le rapport met aussi en lumière le poids du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication. Parmi les dix premières rémunérations, plusieurs entreprises relèvent de ce département dirigé par Albert Rösti.

On y retrouve notamment les CFF, Skyguide et la SSR. Ces entités occupent des secteurs très exposés : transport ferroviaire, contrôle aérien, médias publics, infrastructures nationales. Elles gèrent des budgets importants, des missions sensibles et une forte pression politique ou médiatique.

D’autres acteurs importants figurent aussi dans le haut du tableau, comme Ruag, active dans l’armement et la technologie, ou la Suva, l’assurance-accidents. Du côté du Département fédéral des finances, la Finma apparaît avec son directeur général Stefan Walter, rémunéré à hauteur de 735’293 francs.

Ce classement confirme que les plus hauts salaires se concentrent dans les grandes structures publiques à forte responsabilité. En 2025, les CFF occupent clairement la première marche, avec Vincent Ducrot comme visage le plus visible de ce sommet salarial.

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