Après un bref répit, la chaleur s’apprête à reprendre le dessus en Suisse. Dès la semaine prochaine, les températures devraient fortement grimper sous l’effet d’un anticyclone stable qui favorisera un temps sec et très chaud.
La Suisse romande pourrait dépasser les 35 degrés, tandis que certaines régions du pays pourraient connaître des valeurs proches des records. Cette nouvelle poussée de chaleur intervient après deux épisodes caniculaires déjà observés depuis le début de l’été.
La Suisse romande se prépare à un nouveau coup de chaud
La période la plus chaude de l’année n’a pas encore livré son dernier épisode. Entre le 23 juillet et le 23 août, les statistiques montrent généralement les températures les plus élevées en Suisse, et l’été 2026 pourrait confirmer cette tendance après déjà deux vagues de chaleur précoces.
Selon Quirin Beck de MeteoNews,cité par Blick, le mercure devrait à nouveau dépasser les 35 degrés dans plusieurs régions. Genève sera particulièrement exposée, avec des températures qui pourraient atteindre 35 degrés dès mercredi et grimper jusqu’à 36 degrés au plus fort de l’épisode.
D’autres villes romandes connaîtront également une forte hausse, même si les valeurs devraient rester légèrement plus basses. À Lausanne, Fribourg et Neuchâtel, les températures pourraient atteindre environ 33 degrés.
La situation pourrait toutefois être encore plus marquée au nord des Alpes. Certains modèles météorologiques, notamment le modèle américain GFS, envisagent des valeurs proches de 40 degrés autour du 1er août. Dans la région de Bâle, des projections évoquent même jusqu’à 41 degrés, ce qui constituerait un niveau exceptionnel pour la Suisse.
Ces prévisions restent encore à confirmer, mais elles témoignent de l’intensité potentielle de cette nouvelle poussée de chaleur.
Un anticyclone durable à l’origine de cette nouvelle hausse
Cette nouvelle période chaude s’explique principalement par l’installation d’un anticyclone stable au-dessus de l’Europe centrale. Ce type de configuration bloque souvent les perturbations et favorise plusieurs jours consécutifs de soleil, de ciel dégagé et de températures élevées.
Les mois de juillet et d’août correspondent traditionnellement au pic thermique de l’année dans l’hémisphère nord. La chaleur maximale n’arrive pas forcément au moment du solstice d’été, car les sols et les océans mettent plusieurs semaines à accumuler la chaleur.
Cette inertie explique pourquoi les périodes les plus chaudes se produisent fréquemment plusieurs semaines après le début de l’été.
Selon MeteoNews, la plupart des modèles prévoient une période très chaude qui pourrait se prolonger au-delà de quelques jours. L’évolution exacte dépendra toutefois de la durée de l’anticyclone et de sa position.
Après un été déjà marqué par plusieurs épisodes caniculaires, cette nouvelle hausse des températures sera particulièrement surveillée. Les autorités pourraient notamment renforcer les recommandations liées à la chaleur, tandis que les régions touchées par la sécheresse devront continuer à surveiller leurs ressources en eau.








