Le 1er janvier 2027 marquera une revalorisation de plusieurs rentes en Suisse. Deux annonces se rejoignent à cette date : l’augmentation des rentes AVS/AI et l’adaptation de certaines prestations du deuxième pilier à l’évolution des prix.
Pour les personnes concernées, le montant supplémentaire dépendra de la rente perçue. Dans la prévoyance professionnelle, l’année du premier versement et celle de la dernière adaptation entrent également dans le calcul. Un même calendrier peut donc produire des hausses différentes.
AVS et AI : la rente minimale augmente de 20 francs
Le Conseil fédéral a décidé le 2 octobre de relever les rentes AVS/AI de 1,59 % dès janvier 2027. Pour une durée de cotisation complète, la rente minimale passera de 1’260 à 1’280 francs par mois. La maximale progressera de 2’520 à 2’560 francs.
Cela représente 20 francs mensuels supplémentaires au minimum de cette échelle et 40 francs au maximum. Cette adaptation suit l’évolution des prix et des salaires, à travers l’indice mixte prévu par la loi. Le précédent ajustement avait eu lieu en 2025.
Deuxième pilier : jusqu’à 2,1 % pour les rentes concernées
L’annonce détaillée le 22 octobre par l’Office fédéral des assurances sociales porte sur les rentes de survivants et d’invalidité de la prévoyance professionnelle obligatoire. Ces prestations doivent être adaptées périodiquement au renchérissement, jusqu’à l’âge ordinaire de la retraite.
Comme le rapporte Blick, le taux atteindra 2,1 % pour les rentes ayant débuté en 2023. Elles bénéficieront de leur première adaptation en janvier 2027.
Deux autres taux s’appliqueront : 1 % pour les rentes adaptées pour la première fois au 1er janvier 2026, et 1,2 % pour celles dont la dernière adaptation remonte au 1er janvier 2025.
Pour donner un ordre d’idée, sur une rente concernée de 1’000 francs par mois, une hausse de 2,1 % représente 21 francs supplémentaires. Les taux de 1 % et de 1,2 % correspondent respectivement à 10 et 12 francs. Il s’agit d’exemples de calcul : le gain réel dépendra du montant auquel l’adaptation s’applique.
Pourquoi l’année de départ change le pourcentage
La première revalorisation intervient après trois ans. Pour les rentes ayant débuté en 2023, le taux de 2,1 % repose sur la comparaison des indices des prix à la consommation de septembre 2023 et de septembre 2026.
Les adaptations suivantes accompagnent ensuite celles de l’AVS, en règle générale tous les deux ans. Les taux différents reflètent donc des périodes de référence différentes : certaines prestations rattrapent plusieurs années d’évolution des prix, tandis que d’autres ont été réévaluées plus récemment.
L’AVS prend, elle, en compte les prix et les salaires. Les adaptations LPP présentées ici suivent l’évolution des prix sur les périodes retenues.
Une hausse qui n’est pas automatique pour toutes les rentes LPP
Le niveau des prestations versées compte aussi. Aussi longtemps qu’une rente dépasse le minimum légal applicable de la LPP, son adaptation à l’évolution des prix n’est pas obligatoire.
Pour ces prestations, comme pour les rentes qui ne bénéficient pas d’une compensation périodique imposée par la loi, la décision dépend des possibilités financières de l’institution de prévoyance. Les rentes de vieillesse du deuxième pilier relèvent notamment de ce cadre.
L’organe suprême de chaque institution décide annuellement si une adaptation est accordée et dans quelle mesure. Les bénéficiaires peuvent consulter les comptes annuels ou le rapport annuel de leur caisse pour connaître les décisions prises et leurs motivations.








