Les contribuables suisses paieront légèrement moins d’impôts fédéraux directs en 2027. Le Département fédéral des finances (DFF) a annoncé une adaptation des barèmes et de plusieurs déductions fiscales afin de compenser l’évolution du coût de la vie.
Cette correction intervient après un renchérissement de 0,47% calculé depuis la dernière adaptation. Les nouveaux montants entreront en vigueur en 2027 et devront être pris en compte dans les déclarations fiscales déposées en 2028.
L’objectif de cette mesure est d’éviter qu’une hausse des prix ne provoque mécaniquement une augmentation de la charge fiscale pour des contribuables dont le pouvoir d’achat n’a pas progressé.
Des déductions fiscales revues à la hausse
Plusieurs montants vont évoluer avec cette adaptation. La déduction maximale pour les frais de garde d’enfants par des tiers augmentera de 100 francs pour atteindre 25’900 francs.
La déduction liée à la formation professionnelle progressera également de 100 francs, passant à 13’100 francs.
Ces ajustements concernent l’impôt fédéral direct et s’inscrivent dans le mécanisme prévu par la législation suisse, qui prévoit une adaptation régulière des paramètres fiscaux en fonction du renchérissement.
Les barèmes fiscaux seront aussi adaptés
Le DFF modifiera également les barèmes de l’impôt fédéral direct, précise le communiqué. Pour les couples mariés, l’imposition commencera désormais à partir d’un revenu de 29’900 francs, contre 29’700 francs actuellement.
Le taux maximal d’imposition s’appliquera quant à lui dès un revenu imposable de 946’000 francs, contre 941’000 francs aujourd’hui.
Les barèmes applicables à l’impôt à la source seront eux aussi ajustés.
Pas de changement pour certaines déductions
Tous les montants ne seront toutefois pas modifiés. Les déductions liées aux frais professionnels resteront inchangées, car les valeurs arrondies prévues par le système fiscal ne nécessitent pas d’adaptation cette année.
Cette évolution représente donc un ajustement limité, mais automatique. Le système fiscal suisse corrige régulièrement ses paramètres pour tenir compte de l’inflation et éviter qu’un simple effet mécanique du renchérissement n’alourdisse la facture des contribuables.
Pour les ménages concernés, l’impact restera modeste, mais il permettra de maintenir une fiscalité plus proche de la situation réelle des revenus et du coût de la vie.








