Moins d’un appartement libre sur 100 : la Suisse se retrouve avec presque zéro marge sur le marché du logement

Le marché immobilier suisse se resserre encore. Avec moins d’un logement libre sur cent, trouver un appartement devient un véritable parcours du combattant dans plusieurs cantons, tandis que la bataille autour des loyers ne fait que commencer.

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Moins d’un appartement libre sur 100 : la Suisse se retrouve avec presque zéro marge sur le marché du logement : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Trouver un appartement disponible devient toujours plus compliqué en Suisse. Le nombre de logements vacants continue de reculer, confirmant une tendance installée depuis plusieurs années. Avec moins de 1% de logements inoccupés à l’échelle nationale, le marché immobilier reste sous forte tension, particulièrement dans les régions les plus recherchées.

La pénurie s’installe dans la majorité des régions suisses

Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS), la Suisse comptait 45’493 logements vacants au 1er juin 2026, soit un taux de vacance de 0,93%. En une année, le pays a perdu près de 3000 logements disponibles, une baisse de 6,1%.

La diminution du nombre de logements libres concerne presque tout le pays. Six des sept grandes régions suisses affichent une baisse du taux de vacance, confirmant un mouvement amorcé dès 2021.

La Suisse orientale, la Suisse du Nord-Ouest et le Tessin enregistrent les plus fortes diminutions. L’arc lémanique, où la pression immobilière est déjà élevée, voit également son taux reculer.

Seule exception notable, la région de Zurich, qui affiche une légère progression du nombre de logements vacants, avec une hausse de 0,04 point.

La situation est particulièrement tendue dans certains cantons. Zoug affiche le taux de vacance le plus faible du pays avec seulement 0,20%, suivi de Genève avec 0,31% et Obwald avec 0,38%.

En Suisse romande, Vaud passe également sous la barre symbolique de 1%, avec un taux de 0,87%. À l’autre extrémité du classement, le Jura conserve le taux de logements vacants le plus élevé du pays, à 3,35%.

Les logements abordables deviennent les plus difficiles à trouver

La baisse ne concerne pas uniquement les logements à louer. Le nombre d’appartements disponibles à la location a diminué de 6,7% en un an, tandis que les biens proposés à la vente reculent de 4,1%.

Les petites surfaces sont particulièrement touchées. Les logements de deux pièces affichent le recul le plus marqué, avec une baisse de 8,5% en une année.

Mais pour l’Association suisse des locataires (Asloca), le problème ne se limite pas au nombre de logements disponibles, indique Blick. L’organisation estime surtout que le marché construit de moins en moins de logements accessibles aux ménages modestes et aux classes moyennes.

Selon l’association, la construction actuelle privilégie davantage les logements haut de gamme, alors que l’offre abordable diminue fortement.

La bataille des loyers s’intensifie

Face à cette situation, l’Asloca réclame un contrôle plus régulier des loyers et une application plus stricte du principe selon lequel les loyers doivent être liés aux coûts réels.

L’association demande également un développement plus important des logements d’utilité publique afin de répondre aux besoins des habitants.

Le marché immobilier suisse se retrouve donc face à un paradoxe. Des logements continuent d’être construits, mais une partie croissante de la population peine à trouver un appartement correspondant à son budget.

Avec un taux de vacance désormais inférieur à 1%, la recherche d’un logement pourrait encore devenir plus difficile dans les prochaines années, surtout dans les cantons où la demande dépasse largement l’offre.

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