Ce geste paraît anodin dans les bouchons, pourtant il peut être amendé en Suisse

Lors des longs bouchons, certains automobilistes quittent leur véhicule pour se dégourdir les jambes, mais cette pratique est interdite sur les autoroutes suisses.

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Bouchons
Ce geste paraît anodin dans les bouchons, pourtant il peut être amendé en Suisse : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Les longues files d’attente sur les autoroutes suisses poussent parfois certains automobilistes à sortir de leur véhicule pour patienter. Une habitude particulièrement visible lors des gros bouchons devant le tunnel du Gothard. 

Pourtant, quitter sa voiture et marcher sur l’autoroute reste interdit, même lorsque la circulation est complètement paralysée. Les contrevenants s’exposent à une amende et, surtout, à des risques importants pour leur sécurité.

Sortir de sa voiture dans un bouchon reste interdit

Lorsque l’attente se prolonge pendant plusieurs heures, la tentation de descendre de son véhicule pour se dégourdir les jambes peut être forte. C’est notamment ce qui s’est produit ce week-end devant le tunnel du Gothard, où les départs en vacances ont provoqué d’importantes perturbations.

Samedi dernier, le bouchon a atteint jusqu’à 20 kilomètres et le temps d’attente annoncé par le TCS avoisinait les trois heures. Dans ce type de situation, certains passagers n’hésitent pas à ouvrir les portières et à marcher quelques minutes entre les véhicules immobilisés.

La pratique peut sembler sans conséquence lorsque la circulation est totalement à l’arrêt, mais la loi suisse est claire sur ce point. Les piétons ne sont pas autorisés à circuler sur les autoroutes et les routes nationales, sauf dans certaines situations d’urgence.

Une personne qui quitte son véhicule sans raison valable peut ainsi être sanctionnée d’une amende de 20 francs. Dans les faits, les policiers présents lors de gros embouteillages ne s’arrêtent pas systématiquement pour verbaliser chaque personne sortie de sa voiture. Cela ne signifie toutefois pas que la pratique est tolérée ou sans danger.

Le principal problème survient lorsque la circulation recommence soudainement à avancer. Les personnes présentes sur la chaussée doivent alors regagner leur véhicule rapidement, ce qui peut ralentir davantage le trafic et créer des situations imprévisibles.

Un danger particulier pour les véhicules de secours

Le risque devient encore plus important lorsqu’un véhicule de secours doit traverser la zone embouteillée. Les automobilistes ont l’obligation de former un couloir de secours afin de permettre le passage rapide des ambulances, des pompiers ou de la police. La présence de piétons dans cet espace peut compliquer leur intervention.

Interrogé par 20 Minutes, Hubert Lussmann, officier de piquet de la police cantonale d’Uri, rappelle que marcher sur l’autoroute est en principe interdit et passible d’une amende de 20 francs. Il souligne surtout que les personnes qui circulent à pied dans un embouteillage peuvent représenter un danger pour les véhicules d’urgence, tout en mettant leur propre sécurité en jeu.

La réglementation suisse sur la circulation prévoit également explicitement que les occupants d’un véhicule ne doivent pas se déplacer à pied sur les autoroutes et les routes nationales. Une exception est notamment prévue lorsqu’un véhicule doit s’arrêter en raison d’une urgence.

Même face à plusieurs heures d’attente, la consigne reste donc simple : rester dans son véhicule. Cette précaution permet de garder la chaussée libre, de ne pas gêner la reprise de la circulation et surtout de préserver le passage réservé aux secours lorsqu’une intervention urgente est nécessaire.

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