Les hommes continuent de gagner davantage que les femmes en Suisse. Selon les dernières données de l’Office fédéral de la statistique, le revenu annuel brut médian des salariés à plein temps atteint 92’000 francs chez les hommes, contre 80’900 francs chez les femmes. L’écart dépasse donc 11’000 francs par an.
Ces chiffres proviennent de l’Enquête suisse sur la population active, réalisée auprès de plus de 100’000 personnes. Ils confirment une réalité déjà bien connue, malgré les débats récurrents sur l’égalité salariale, les différences de revenus restent importantes sur le marché du travail suisse.
Un écart visible aussi chez les indépendants
Les salariés ne sont pas les seuls concernés. Chez les indépendants, les hommes gagnent également plus que les femmes, selon le deuxième indicateur annuel de l’égalité entre femmes et hommes publié par l’OFS. Le revenu annuel brut médian atteint 85’700 francs pour les hommes, contre 67’500 francs pour les femmes.
Là encore, l’écart est important. Il montre que les différences de revenus ne se limitent pas aux entreprises ou aux emplois salariés. Elles apparaissent aussi dans l’activité indépendante, où les parcours professionnels, les secteurs d’activité, le temps consacré au travail et la clientèle peuvent fortement influencer les revenus.
Le revenu médian permet de mieux comprendre ces différences. Contrairement à la moyenne, il n’est pas tiré vers le haut par quelques revenus très élevés. Il correspond au montant situé exactement au milieu, la moitié des personnes gagne plus, l’autre moitié gagne moins.
Les hommes plus présents parmi les hauts revenus
Les écarts sont particulièrement visibles dans les catégories de revenus les plus élevées. Parmi les salariés à plein temps, 33% des hommes gagnent plus de 104’000 francs par an. Chez les femmes, cette part tombe à 22%.
À l’inverse, les femmes sont davantage représentées dans les revenus les plus modestes. Douze pour cent des salariées à plein temps gagnent moins de 52’000 francs par an, contre 6% des hommes.
Ces chiffres montrent que les inégalités ne se résument pas seulement à un écart de revenu médian. Elles se retrouvent aussi dans la répartition globale des salaires. Les hommes sont plus nombreux dans le haut de l’échelle, tandis que les femmes restent davantage présentes dans les revenus plus bas.
Une exception existe toutefois chez les apprentis de première et de deuxième année. Dans cette catégorie, les jeunes femmes perçoivent un revenu légèrement supérieur à celui des hommes.
Des revenus calculés sur l’activité professionnelle
Pour établir ces données, l’OFS prend en compte l’ensemble des revenus liés à une activité professionnelle, indique 20Minutes. Cela inclut les salaires, les revenus d’une activité indépendante ainsi que certaines prestations sociales liées à l’emploi.
En revanche, les revenus issus d’autres sources ne sont pas comptabilisés. La fortune, l’aide sociale ou les transferts ne font donc pas partie du calcul.
Ces nouvelles données rappellent que les écarts entre femmes et hommes restent un enjeu majeur en Suisse. Malgré les progrès réalisés ces dernières années, les différences de revenus demeurent nettes, surtout chez les hauts revenus et dans l’activité indépendante.








