La lutte contre le travail au noir est restée soutenue en Suisse en 2025. Selon le rapport publié par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), les autorités ont maintenu un niveau élevé d’activité de contrôle, dans la continuité des années précédentes.
Au total, 14 450 contrôles d’entreprises ont été réalisés sur l’ensemble du territoire. Ces inspections s’inscrivent dans une stratégie de surveillance renforcée visant à garantir l’équité du marché du travail et à limiter les pratiques illégales.
Une surveillance toujours intensive dans les secteurs à risque
Le SECO souligne que l’intensité des contrôles est restée élevée en 2025, confirmant la tendance observée ces dernières années. Le communiqué précise qu’environ 82 inspecteurs ont été mobilisés pour effectuer ces vérifications, un chiffre légèrement en baisse par rapport à 2024 (-0,5 %), mais qui demeure à un niveau jugé important par les autorités.
Au total, 44 083 personnes ont été contrôlées dans différentes branches économiques. Les secteurs concernés restent largement les mêmes d’une année à l’autre : l’hôtellerie-restauration, la construction, le commerce et le second œuvre figurent parmi les domaines les plus surveillés. Ces activités sont en effet considérées comme particulièrement exposées au risque de travail non déclaré, en raison de leur structure et de la forte présence de main-d’œuvre temporaire ou flexible.
Ces résultats s’inscrivent dans une dynamique de contrôle renforcé observée depuis plusieurs années. Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur le travail au noir (LTN) en 2008, les cantons ont progressivement intensifié leurs inspections. En 2024, un nombre record de contrôles avait déjà été atteint, un niveau qui a été globalement maintenu en 2025.
Le SECO rappelle que ces efforts visent à garantir un fonctionnement équitable du marché du travail suisse et à limiter les distorsions de concurrence entre entreprises respectant les règles et celles qui y échappent.
Des milliers de situations suspectes transmises aux autorités
À l’issue des contrôles réalisés en 2025, les organes cantonaux ont transmis 14 150 situations jugées suspectes aux autorités compétentes. Ces signalements ne constituent pas des infractions avérées, mais des cas nécessitant un examen approfondi afin de déterminer si des règles fiscales ou sociales ont été enfreintes.
Les autorités précisent que ces procédures permettent de détecter d’éventuelles irrégularités dans les domaines du droit du travail, des assurances sociales ou encore de la fiscalité. Elles jouent également un rôle dissuasif auprès des entreprises et des employeurs.
Le SECO insiste sur l’importance de cette coopération entre la Confédération et les cantons. Le système repose sur une coordination étroite entre les différents organes de contrôle, qui interviennent sur le terrain afin d’assurer une application uniforme des règles.
Dans son rapport, le SECO rappelle que la lutte contre le travail au noir contribue à préserver l’équité du marché du travail suisse. Elle permet de protéger les travailleurs, de garantir des conditions de concurrence loyales et de soutenir les finances publiques.








