Une nouvelle étude révèle un changement dans les habitudes de voyage des Suisses. Selon une analyse de Swiss Bankers, relayée par l’ATS et plusieurs médias, les budgets consacrés aux vacances évoluent vers plus de modération.
Les séjours très coûteux reculent, tandis que les budgets intermédiaires gagnent du terrain. Résultat, les destinations restent attractives, mais les choix se recentrent davantage sur des séjours plus abordables et des régions jugées plus stables.
Les voyages luxueux en net recul
Les vacances haut de gamme semblent perdre en popularité. La part des personnes interrogées qui déclarent dépenser plus de 6000 francs pour leurs voyages est tombée à 11,9%, contre 19% l’année précédente. Une baisse significative qui confirme une tendance au ralentissement des dépenses les plus élevées.
Les analystes évoquent un contexte économique plus prudent, marqué par une attention accrue aux dépenses non essentielles. Certains ménages privilégient désormais des séjours plus courts ou des destinations proches.
Dans le même temps, les budgets moyens progressent. Près de 42% des sondés prévoient de dépenser entre 2000 et 4000 francs pour leurs vacances, contre 36% en 2025, relate la TDG. Le segment intermédiaire de 4000 à 6000 francs est également en hausse, atteignant environ 21% des personnes interrogées.
Cette évolution suggère un rééquilibrage des comportements. Les Suisses continuent de voyager, mais avec une attention plus marquée au budget global. Les réservations anticipées gagnent également du terrain, tout comme les offres flexibles permettant d’ajuster les dépenses en fonction des périodes de départ.
Des choix de destinations influencés par le contexte international
L’étude met également en évidence l’impact des tensions géopolitiques sur les choix de destinations. Plus de la moitié des Suisses disent éviter le Proche-Orient, tandis qu’environ un quart renonce à voyager en Russie ou en Ukraine. Un autre quart déclare ne pas vouloir se rendre aux États-Unis.
Ces restrictions ne signifient pas un recul global du voyage, mais une réorientation des destinations. Près de 37% des sondés privilégient désormais le bassin méditerranéen, notamment l’Italie, l’Espagne et la Grèce.
Ces pays apparaissent aujourd’hui plus attractifs qu’au cours des années précédentes. Le climat, la proximité et les coûts maîtrisés jouent un rôle de plus en plus déterminant dans ces choix.
Selon les observateurs, cette tendance reflète à la fois une recherche de stabilité et une volonté de maîtriser les coûts dans un contexte économique plus incertain. Certains experts estiment que cette évolution pourrait se renforcer si les incertitudes géopolitiques persistent au cours de l’année 2026.








