La France refuse de payer la facture sécuritaire du G7, Genève et Berne restent sur leur faim

La France ne participera pas aux coûts de sécurité assumés par Genève et la Confédération en marge du G7 d’Évian. Malgré une coopération jugée excellente sur le terrain, les autorités suisses regrettent l’absence d’accord financier avec Paris.

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La France refuse de payer la facture sécuritaire du G7, Genève et Berne restent sur leur faim : Crédit : REUTERS/Cecile Mantovani | Econostrum.info - Suisse

La Suisse et Genève devront assumer seules leurs frais de sécurité liés au sommet du G7 d’Évian. Malgré plusieurs mois de discussions, aucun accord financier n’a été trouvé avec la France. 

Une issue regrettée par les autorités suisses, alors que l’événement mobilise d’importants moyens policiers et militaires autour de Genève. Un désaccord qui intervient alors que le sommet mobilise d’importants moyens policiers et militaires autour de Genève.

La facture sécuritaire déborde en Suisse 

La coopération opérationnelle entre la France et la Suisse est saluée par les autorités. Mais sur la question financière, le désaccord est désormais acté. Paris ne participera pas aux coûts de sécurité engagés côté suisse pour le sommet organisé à Évian.

Selon 20 Minutes, la conseillère d’État genevoise Carole-Anne Kast a fait part de ses regrets après une année de discussions avec la France. Genève attendait une participation aux coûts sécuritaires, mais aussi une prise en compte de la question des manifestations et de l’expression de la société civile sur territoire français.

Pour Alain Gaschen, délégué du Conseil fédéral pour le G7, le dossier semble clos. Il ne devrait pas y avoir de négociations ultérieures, la France estimant ne pas être tenue de payer.

Au cœur du différend se trouve une divergence d’interprétation d’un accord conclu entre les deux pays après le G8 de 2003. Le passage concernant une éventuelle participation financière est lu de manière opposée par Paris et Berne.

Côté suisse, l’argument est simple : le sommet est organisé par la France, mais il ne peut pas se tenir sans une forte implication de Genève et de la Suisse, notamment pour l’aéroport, l’accueil de certaines délégations et la sécurisation de la région. Cette mobilisation représente des milliers de policiers et de soldats.

Malgré cette tension, les autorités suisses veulent éviter d’en faire une crise diplomatique. Alain Gaschen rappelle que les liens entre les deux pays restent anciens, solides et profonds. Le sujet laissera sans doute des discussions derrière lui, mais il ne devrait pas remettre en cause la relation franco-suisse.

Des perturbations attendues autour de Genève Aéroport

Au-delà du bras de fer financier, le sommet aura aussi des conséquences concrètes pour les voyageurs. Genève Aéroport assure que ses opérations ne seront presque pas affectées par le G7. Les délégations ne passeront pas par les mêmes circuits que les passagers et les contrôles douaniers ne devraient pas être allongés.

Le principal problème se situera plutôt sur les routes et dans les transports publics pour rejoindre Cointrin. Des restrictions sont prévues, avec notamment une fermeture partielle de l’autoroute de contournement dès lundi, juste après l’aéroport en direction de la France. Des bouchons sont donc possibles.

Les voyageurs sont invités à anticiper leur trajet, consulter les applications de trafic et prévoir une marge suffisante. Genève Aéroport rappelle qu’il reste conseillé de se présenter trois heures avant le départ d’un vol.

Le G7 d’Évian s’annonce donc comme un événement très encadré, mais aussi coûteux pour Genève et la Suisse. Faute d’accord avec Paris, la facture sécuritaire restera entièrement du côté helvétique, au grand regret des autorités cantonales et fédérales.

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