+11% en un an : ce canton suisse connaît l’une des plus fortes flambées des loyers du pays 

Les propriétaires suisses augmentent de nouveau les loyers proposés, certaines villes étant bien plus touchées que d’autres.

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Canton
+11% en un an : ce canton suisse connaît l’une des plus fortes flambées des loyers du pays : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Le marché locatif suisse continue de montrer des signes de tension dans une grande partie du pays. Après plusieurs mois plus contrastés, les loyers proposés dans les annonces immobilières sont repartis à la hausse en avril dans la majorité des cantons. 

Les derniers chiffres publiés par l’indice Homegate confirment une progression à la fois mensuelle et annuelle des prix, avec des augmentations particulièrement marquées dans certaines régions et grandes villes. Dans un contexte où la recherche de logement reste compliquée pour de nombreux ménages, ces nouvelles hausses alimentent encore les inquiétudes autour du coût du logement en Suisse.

Nidwald, Uri et Genève enregistrent les plus fortes hausses cantonales

Selon l’indice Homegate publié mercredi, les loyers proposés en Suisse ont progressé de 0,3% au mois d’avril par rapport au mois précédent. L’indice national atteint désormais 133,5 points. Sur un an, les loyers proposés affichent une hausse de 2,4% à l’échelle du pays.

Cette évolution marque un changement après plusieurs mois durant lesquels un nombre inhabituellement élevé de cantons avaient enregistré des baisses temporaires. En avril, la tendance repart clairement à la hausse dans une majorité des régions suisses.

Le demi-canton de Nidwald affiche la progression mensuelle la plus importante avec une hausse de 3,8%. Uri suit avec une augmentation de 2,8%, tandis que Genève enregistre une hausse de 1,3% sur un mois.

L’évolution annuelle montre des écarts encore plus marqués. À Nidwald, les loyers proposés dans les annonces ont bondi de 11% par rapport à l’année précédente. Uri affiche une hausse annuelle de 6,6% et Zoug de 6,2%.

À l’inverse, le canton de Schwyz fait figure d’exception ce mois-ci avec une baisse de 2,5% des loyers proposés par rapport au mois précédent. Malgré ce recul ponctuel, les loyers restent supérieurs de 2,2% à ceux observés il y a un an, un niveau légèrement inférieur à la moyenne nationale.

Ces variations reflètent les déséquilibres persistants du marché immobilier suisse. Dans plusieurs cantons attractifs économiquement, l’offre de logements disponibles peine toujours à répondre à la demande. La pression reste particulièrement forte dans les régions proches des grands pôles urbains ou bénéficiant d’un marché de l’emploi dynamique.

Le manque de logements vacants continue également d’alimenter les tensions. Dans certaines zones, les biens disponibles trouvent rapidement preneur, ce qui contribue à maintenir les prix à des niveaux élevés malgré le ralentissement observé ponctuellement ces derniers mois.

Lausanne, Lugano et Zurich tirent les loyers urbains vers le haut

Dans les grandes villes suisses, la situation reste tout aussi contrastée. Lausanne figure parmi les centres urbains ayant connu la plus forte augmentation en avril avec une progression de 2% des loyers proposés.

Lugano suit avec une hausse de 1,4%, tandis que Zurich affiche une augmentation de 1,1% sur le mois. Ces chiffres confirment la pression persistante dans plusieurs grandes agglomérations où la demande locative reste particulièrement soutenue.

Certaines villes enregistrent toutefois un léger recul. À Berne, les loyers proposés ont diminué de 1,1% en avril. Saint-Gall affiche également une baisse de 0,4%.

Sur une année complète, la tendance reste néanmoins orientée à la hausse dans pratiquement toutes les villes analysées par Homegate. Lugano se distingue avec une progression annuelle atteignant 6,7%, soit l’une des plus fortes hausses observées parmi les principales villes du pays.

Les chiffres des derniers mois montrent que le marché locatif suisse continue d’évoluer dans un contexte de forte tension structurelle, indique Watson. Au premier trimestre 2026, les loyers proposés avaient déjà progressé de 0,7% par rapport au trimestre précédent et de 2,3% sur un an.

En mars, l’évolution annuelle atteignait encore 2,6%, signe que la dynamique haussière reste bien installée malgré quelques corrections locales. Pour de nombreux locataires, ces augmentations successives viennent peser davantage sur le budget des ménages, déjà confrontés à un coût de la vie élevé dans plusieurs régions du pays.

Dans les grandes villes, la difficulté à trouver des logements accessibles continue également de renforcer la concurrence entre candidats à la location. Cette situation pousse parfois les ménages à élargir leur zone de recherche ou à accepter des loyers plus élevés afin de sécuriser un logement.

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