Contrat à 2 milliards scellé : les CFF commandent jusqu’à 200 rames après le bras de fer 

Les CFF commandent jusqu’à 200 trains à deux étages à Siemens pour 2 milliards de francs, avec une mise en service dès 2031.

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Contrat à 2 milliards scellé : les CFF commandent jusqu’à 200 rames après le bras de fer : Crédit : Siemens Mobility AG | Econostrum.info - Suisse

Les CFF franchissent une étape importante dans le renouvellement de leur flotte ferroviaire. L’entreprise a officiellement signé un contrat avec Siemens pour la livraison de jusqu’à 200 trains à deux étages, pour un montant avoisinant les 2 milliards de francs. 

Ce projet d’envergure vise à répondre à la hausse constante du nombre de voyageurs sur le réseau suisse. Il marque également une nouvelle phase dans la modernisation des infrastructures ferroviaires du pays.

Un contrat majeur avec Siemens pour renforcer la capacité du réseau

Les CFF ont conclu un accord avec le groupe industriel Siemens portant sur la fourniture de trains de type Desiro DoSto. La commande ferme prévoit la livraison de 116 rames, avec une option pouvant aller jusqu’à 84 unités supplémentaires. Au total, ce sont donc jusqu’à 200 trains à deux étages qui pourraient être mis en circulation dans les années à venir.

Le montant global du contrat est estimé à près de 2 milliards de francs. Ces trains doivent entrer en service à partir de 2031, notamment sur le réseau du RER zurichois ainsi qu’en Suisse romande. L’objectif est clair, augmenter la capacité sur des lignes particulièrement fréquentées, tout en améliorant la qualité du service proposé aux usagers.

Une grande partie du projet sera réalisée en Suisse. Siemens indique dans son communiqué que plusieurs étapes, allant de la gestion de projet aux essais d’homologation, se dérouleront sur le territoire helvétique. Dans ce cadre, le groupe prévoit d’investir 110 millions de francs d’ici 2029 pour étendre son site de Wallisellen, dans le canton de Zurich, spécialisé dans la fabrication de matériel roulant.

Ce choix industriel renforce également l’ancrage local du projet. Il permet de soutenir l’emploi et le savoir-faire dans le secteur ferroviaire suisse, tout en assurant une proximité dans les processus de production et de maintenance.

Un appel d’offres disputé et une décision finalement confirmée

L’attribution de ce contrat n’a pas été sans contestation. Fin novembre, l’entreprise Stadler Rail avait déposé un recours auprès du Tribunal administratif fédéral. Le constructeur thurgovien estimait que l’écart de prix entre son offre et celle de Siemens n’était que de 0,6 %, remettant en question le choix des CFF.

De leur côté, les CFF ont défendu leur décision en mettant en avant une analyse globale des coûts. Selon l’entreprise, l’offre de Siemens s’est révélée plus avantageuse en tenant compte des coûts d’exploitation, incluant notamment la consommation d’énergie, les frais liés aux sillons ferroviaires et la maintenance sur le long terme, relate Blick.

Début avril, Stadler Rail a finalement annoncé le retrait de son recours. L’entreprise a indiqué que les documents obtenus dans le cadre de la procédure, bien que partiellement caviardés, montraient que les CFF avaient utilisé leur marge de manœuvre en faveur de Siemens. Cette décision met fin à l’incertitude autour du projet et ouvre la voie à sa mise en œuvre.

L’introduction progressive de ces trains à partir de 2031 s’inscrit dans une stratégie à long terme. Elle vise à anticiper la croissance de la demande tout en garantissant un haut niveau de performance et de fiabilité du réseau. Avec cette commande, les CFF confirment leur volonté d’investir massivement dans le rail pour répondre aux enjeux de mobilité des prochaines décennies.

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