CDI en baisse, offres en recul : le marché de l’emploi français montre de sérieux signes de faiblesse

Le marché de l’emploi français montre des signes de ralentissement, avec moins de CDI, davantage de CDD et une baisse des offres disponibles.

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Emploi
CDI en baisse, offres en recul : le marché de l’emploi français montre de sérieux signes de faiblesse. Crédit : Canva | Econostrum.info

Le marché de l’emploi français affiche une dynamique contrastée. Si les embauches progressent légèrement en début d’année, elles reposent davantage sur les CDD, tandis que les CDI reculent et que les offres d’emploi diminuent.

Au premier trimestre 2026, les entreprises du secteur privé ont signé 6,58 millions de contrats de travail en France métropolitaine, hors agriculture, intérim et particuliers employeurs. Selon les données publiées par la Dares, ce volume représente une hausse de 0,9 % par rapport au trimestre précédent. Cette progression reste principalement portée par les contrats à durée déterminée. Les signatures de CDD atteignent 5,61 millions, soit une hausse de 1,1 % sur un trimestre.

À l’inverse, les embauches en contrat à durée indéterminée poursuivent leur baisse. Avec 964 300 CDI signés, elles reculent de 0,7 % après une diminution déjà enregistrée au trimestre précédent. Cette évolution traduit un recours plus important aux contrats courts dans un contexte où les entreprises semblent davantage prudentes avant de s’engager sur des recrutements durables.

Les fins de contrats atteignent presque le même niveau que les embauches

En parallèle des recrutements, les ruptures de contrats augmentent également. Au premier trimestre, 6,57 millions de contrats ont pris fin, un volume presque équivalent au nombre d’embauches enregistrées sur la même période. Les fins de CDI progressent de 0,4 %, tandis que les fins de CDD augmentent de 0,8 % par rapport au trimestre précédent.

La Dares observe des évolutions différentes selon les secteurs. Les mouvements de main-d’œuvre reculent notamment dans l’information-communication et, dans une moindre mesure, dans la construction. À l’inverse, ils progressent fortement dans le tertiaire non marchand.

Les offres d’emploi reculent sur les plateformes spécialisées

La tendance apparaît également dans les annonces publiées en ligne. Selon le baromètre de Hellowork, le nombre d’offres d’emploi diffusées au premier semestre 2026 a diminué de 9 % par rapport au second semestre 2025. Le site a recensé 4,6 millions d’offres sur la période. Les annonces en CDI enregistrent une baisse encore plus marquée, avec un recul de 13 %. Certaines fonctions sont particulièrement touchées, notamment les métiers de techniciens et de l’ingénierie industrielle, dont les offres diminuent de 17 %.

La baisse du nombre d’offres s’accompagne d’une hausse de la concurrence entre candidats. Hellowork indique une progression de 18 % en un an du nombre de candidatures reçues par annonce. Cette évolution varie fortement selon les secteurs. Le nombre de candidatures par offre progresse notamment dans la vente avec une hausse de 56 %, dans la distribution avec 57 % et dans les ressources humaines avec 38 %. À l’inverse, certains domaines restent plus tendus, comme la santé, où le nombre de candidatures par offre diminue légèrement.

Un marché de l’emploi plus incertain pour les salariés

Les derniers chiffres montrent un marché du travail où les recrutements existent encore, mais avec une place plus importante donnée aux contrats temporaires. La progression limitée des embauches, le recul des CDI et la baisse des offres disponibles traduisent un climat de prudence chez les employeurs. Pour les candidats, la recherche d’un poste stable devient plus concurrentielle dans plusieurs secteurs.

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