Le 18 septembre 2025, une large mobilisation des pharmaciens aura lieu, entraînant la fermeture de neuf pharmacies sur dix en France. Cette grève est une réponse à la réduction des remises commerciales sur les génériques, une mesure qui affecte la rentabilité des officines.
Les pharmaciens, soutenus par plusieurs organisations professionnelles comme la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), ont prévu diverses actions pour exprimer leur mécontentement. La grève s’inscrit dans un contexte où le gouvernement a abaissé le plafond des remises sur les génériques de 40 % à 30 % depuis début septembre, avec une prévision de baisse à 20 % d’ici 2027.
Cette décision, qui vise à réduire les dépenses de santé, est perçue par les pharmaciens comme une menace pour leur viabilité économique. En effet, ces remises représentent environ un tiers de la marge des officines, ce qui rend la situation particulièrement délicate pour de nombreuses pharmacies. Selon Philippe Besset, président de la FSPF, le taux de participation à la grève pourrait atteindre entre 85 % et 90 %.
Les pharmacies de garde pendant la grève
Malgré cette mobilisation, certaines officines resteront ouvertes pour assurer un service minimum. En effet, des officines ont été réquisitionnées par les préfectures pour garantir la continuité des gardes. Les Agences régionales de santé (ARS) publieront des listes des pharmacies concernées dans plusieurs régions. Cependant, certaines ARS, comme en Nouvelle-Aquitaine, n’avaient pas encore mis à jour cette liste au 17 septembre.
Dans ce cas, les utilisateurs peuvent consulter le site RésoGardes ou appeler le 3237 pour connaître les officines ouvertes. Il est également conseillé de contacter les pharmacies locales pour s’assurer qu’elles seront ouvertes. Pour ceux qui se retrouvent sans solution immédiate, les services d’urgence sont une alternative, bien que cela implique des délais supplémentaires pour les besoins urgents.
Une situation qui soulève des inquiétudes
Les pharmaciens dénoncent également d’autres mesures, notamment une nouvelle baisse des prix des génériques, prévue pour le dernier trimestre de 2025. Ces baisses supplémentaires risquent de fragiliser encore davantage un secteur déjà en crise. L’intersyndicale insiste sur le fait que le rétablissement des remises à 40 % est une condition sine qua non pour toute discussion future avec le gouvernement sur un nouveau modèle de rémunération.
Le conseil national de l’Ordre des pharmaciens a également soutenu la protestation, rappelant que la réduction des remises risque d’entraîner la fermeture de nombreuses officines et des pertes d’emplois. De son côté, le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a rejoint le mouvement, appelant à l’annulation du décret, soulignant que cela enverrait un signal positif aux Français en difficulté face à l’accès aux soins.








