Les Franchises médicales vont coûter plus cher aux patients à partir du 1er octobre 2026. Le gouvernement prévoit une hausse du plafond annuel de ces participations financières, qui passera de 100 à 140 euros par personne. Cette évolution concerne les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires pris en charge par l’Assurance maladie.
Cette augmentation intervient dans un contexte de recherche d’économies pour le système de santé. Les patients devront donc supporter un reste à charge plus important lors de certains soins courants, même lorsque ces dépenses sont remboursées en partie par l’Assurance maladie.
Un plafond annuel relevé de 100 à 140 euros
Les Franchises médicales correspondent aux sommes directement payées par les assurés sur certains actes de santé. Elles sont prélevées lors des remboursements effectués par l’Assurance maladie. Le dispositif concerne notamment les boîtes de médicaments, les actes réalisés par des auxiliaires médicaux comme les infirmiers ou les kinésithérapeutes, ainsi que certains transports en ambulance ou en véhicule sanitaire.
Jusqu’à présent, le montant maximal pouvant être payé par un assuré était fixé à 100 euros par an. À compter du 1er octobre 2026, ce plafond des franchises médicales atteindra 140 euros, soit une hausse de 40 euros. Cette évolution ne signifie pas que chaque patient paiera automatiquement 140 euros. Le montant dépend de la consommation médicale de chacun. Une personne qui utilise peu de médicaments ou peu de prestations concernées pourra rester largement en dessous du plafond.
La réforme prévoit aussi une augmentation progressive de ce plafond au fil des années. Le montant pourra donc évoluer à nouveau selon les décisions prises par les pouvoirs publics.
Pourquoi le gouvernement augmente les Franchises médicales
Cette mesure vise à participer au financement de l’Assurance maladie et à limiter la progression des dépenses de santé. Les franchises médicales ont été créées en 2008 avec l’objectif de responsabiliser les patients sur certaines dépenses tout en générant des recettes pour le système de soins. Le gouvernement estime que cette participation permet de dégager des ressources supplémentaires pour soutenir la prise en charge médicale. Les sommes récoltées sont notamment affectées au financement de plans liés à la santé publique.
Pour les associations de patients, cette hausse soulève des inquiétudes concernant l’accès aux soins. Elles rappellent que certaines personnes doivent déjà faire face à des dépenses importantes liées à des traitements réguliers ou à des maladies chroniques. Les personnes bénéficiant de la complémentaire santé solidaire, les enfants et les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse restent exonérés de ces franchises dans les conditions prévues par la réglementation.
Les patients devront surveiller davantage leurs dépenses de santé
Avec cette nouvelle hausse, les assurés devront être attentifs aux montants prélevés par l’Assurance maladie sur leurs remboursements. Le dispositif reste automatique : les franchises sont déduites directement des sommes versées par la caisse d’assurance maladie.
Pour les personnes qui prennent régulièrement des médicaments ou suivent plusieurs traitements, l’impact annuel pourra être plus visible. Les complémentaires santé peuvent parfois prendre en charge certaines dépenses liées aux soins, mais les franchises médicales font généralement partie des participations qui ne sont pas systématiquement remboursées.
Cette augmentation marque une nouvelle étape dans l’évolution du financement de la santé en France. Les pouvoirs publics cherchent à contenir les dépenses tout en maintenant le niveau de remboursement des soins, alors que les dépenses médicales continuent de progresser.








