Le marché du travail en France en 2026 est marqué par des déséquilibres entre offres et candidatures dans plusieurs secteurs d’activité. Le rapport « Besoins en Main-d’œuvre » (BMO) 2026 publié par France Travail, établissement public chargé de l’emploi, présente les intentions de recrutement des entreprises et les difficultés associées.
L’étude met en évidence une proportion importante de postes non pourvus malgré des volumes d’embauche élevés. France Travail indique que les tensions de recrutement concernent différents métiers, en particulier dans les services à la personne, la restauration, la logistique et la grande distribution. Selon les données du rapport, 43,1 % des recrutements prévus en 2026 sont considérés comme difficiles à réaliser. Les principales causes identifiées sont le manque de candidats disponibles et l’adéquation insuffisante entre profils et besoins des employeurs, auxquels s’ajoute la perception des conditions de travail.
Les projections du rapport détaillent plusieurs métiers concernés par ces besoins. Les aides à domicile et auxiliaires de vie représentent environ 70 000 projets de recrutement. Dans le secteur de la restauration, les aides de cuisine et employés polyvalents totalisent près de 100 000 intentions d’embauche, tandis que les serveurs dépassent 90 000 postes envisagés. Les agents d’entretien des locaux comptabilisent plus de 80 000 projets de recrutement. Dans la grande distribution, les employés de libre-service représentent environ 60 000 embauches prévues.
Une évolution des critères de recrutement dans plusieurs secteurs selon France Travail
Les données du rapport indiquent une évolution des pratiques de recrutement dans les entreprises confrontées à ces difficultés. Dans plusieurs secteurs, les exigences liées aux diplômes sont réduites, avec une prise en compte plus importante des compétences comportementales et de la capacité d’adaptation. Les employeurs recourent davantage à des formations internes pour intégrer les nouveaux salariés.
France Travail rapporte que « 63,1 % des recruteurs ont embauché du personnel moins qualifié que prévu initialement » et que « 73,7 % d’entre eux ont baissé leurs exigences en matière d’expérience ». Ces ajustements concernent principalement les métiers pour lesquels les difficultés de recrutement sont les plus élevées.

Le rapport mentionne également que certains postes restent vacants malgré l’adaptation des critères de sélection. Les employeurs évoquent le nombre limité de candidatures et des niveaux de rémunération perçus comme insuffisants pour attirer davantage de profils.
Ces tendances concernent particulièrement les jeunes entrants sur le marché du travail ainsi que les personnes engagées dans une reconversion professionnelle. Ces publics représentent une part importante des recrutements ciblés dans les secteurs en tension identifiés par le rapport BMO 2026.








